‹ Histoire du concile de Trente (volume 3)Chapitre 264 sur 348 · Les légats observaient sur cela, que la · texte numérisé non relu

Les légats observaient sur cela, que la

fondeur de la blessure que fait sur les âmes nobles le reproche de lâcheté, ils observaient qu'ils ne savaient pas si Sa Siiintelé était fondée dans son accusation , ou si elle avait été mal informée, mais qu'ils lui savaient

formule proposée n'avait été employée que bon gré de tous les efforts (juelle faisait en lorsque les papes assistaient en personne faveur du concile.

au concile; et que celte question ayant ele débattue sous Paul lil , après mûre réllexion. le pape et les légats l'avaient mise de côté, prévoyant la peine qu'ils auraient à la faire admettre , et le tumulte qu'elle pouvait causer; qu'ils ne croyaient pas qu'on dût s'occuper de ce point , rien n'annonçant qu'on dût en parler , et que pour eux, ils étaient

8. Au sujet de !a résidence, le pape avait écrit que : puisqu'il y avait tant de division, de trouble, mêlés à d'autres considérations, il désirait de ces deux choses l'une : ou que la dispute cessât enlièroment, ou bien que l'on renvoyât l'affaireà Un peu plus tard, afin de donner le temps aux esprits de se calmer pour qu'on pût délibérer comme dans un sé-

disposés à s'y opposer, parce qu'il ne con- nat et nan point sur l'arène, de manière que

vient pas que le concile, qui est inférieur au les uns ne se laissassent pas emporter à l'or-

pape, veuille entreprendre sur l'autorité de gueil par le succès, et les autres au chagrin

son supérieur. Ceci montre toute la liberté par la défaite.

que le souverain pontife accordait, au con- 9. Ils répomliront que le premier parti

cile jusqu'à ce moment , puisqu'il se conten- K'ur paraissait très-difficile, mais qu'ils ne

tait d'en recevoir les décrets, pourvu qu'il désespéraient pas d'obtenir le second, en

parût en être l'auteur, afin de conserver in- renvoyant indéfiniment cette matière ou bien

tacte sa prééminence.

5. Le pape donnait à entendre encore aux légats, qu'il était dans l'inlention de retirer à l'Espagne la bulle de la croisade ; mais il désirait qu'ils fissent en sorte que la propo-

lorsqu'ojî traiterait du sacrement de l'ordre. 10. Il les exhortait si fortement à l'union qu ii semblait qu'ils méritaient un reproche pour Y avoir ni.inqué. Ils lui faisaient remarquer à ce sujet qui! leur paraissait im-

sition en fût faite au concile par un piélat possible que là où il y a plusieurs hommes

espagnol. ii ne se rencontre pas diversité d'opinions,

6. Eux lui répondirent qu'ils approu- (jue cela était arrivé quel(|ue fois parmi eux,

valent son sentiment, pourvu qu'on pût o!)- mais qu'il n'y avait jamais eu aucune étin-

tenir cet effet sans exciter l'indignation du celle de mauvais vouloir, étant tous d'accord

roi d'Espagne ; mais qu'il leur semblait im- sur le but, qui est l'avantage de Sa Sainteté :

possible d'engager les prélats espagnols à en auquel celui-ci croyait pouvoir parvenir

faire la demande; car quoiqu'ils le désirassent ardemment, et qu'ils manifestassent ce désir dans leurs discours privés, aucun d'eux ne serait assez hardi pour en présen-

plus sûrem(>nt par telle voie, et celui-là par telle autre; que Sa Sainteté ne devait nullement en être fâchée et (jne pour eux ils étaient vivement affectés que dans le con-

ter publiquement la demande, et "exciter cile on eût interprété cette variété de sonli-

les autres à la poursuite de celte affaire.

7. Le souverain pontife les engageait ensuite à agir avec franchise et à ne point se laisser vaincre en courage par les légats qui présidaient au concile au temps de Charles V, si puissant alors par ses armes, et leur promettait ses meilleurs offices auprès des princes pour la paix et la tranquillité du concile. Cette comparaison piqua jusqu'au vif les légats, et leur parut un reproche de faiblesse. Aussi I ils lui disaient qu'ils baisaient les pieds de Sa Sainteté, en reconnaissance de ces avertissements , mais que tant qu'il serait sur le trône pontifical, ils ne sacrifieraient jamais à la peur ; et que dans toutes les occasions les plus périlleuses , ils montreraient ce que peut en eux le zèle pour son autorité et le bien de l'Eglise, et qu'ils l'emportaient de beaucoup en courage sur les légats de Paul III, qui avaient montré tant de frayeur pendant leur séjour à Trente, avaient saisi avec empressement l'occasion d'en partir, et n'avaient jamais plus voulu consentir à y retourner. Je suis pleinement convaincu de la justesse de l'observation , «l je n'ai point chpr<;hé à le dissimuler en

ments comme une discorde, une sédition et u!î tort envers le souverain pontife, el répandu ces bruits, tant à Trente qu'à Rome, d'où l'on avait reçu des lettres qui avaient étonné tout le monde et causé beaucoup de chagrin aux véritables serviteurs du pape. 11. Sur ce jHiint, l'affaire allait bien différemment de ce que la plupart des légats se l'imaginaient. Plusieurs prélats opposés à la définition de la résidence, avaient écrit à Rome, l'un à son ami, l'autre à son parent, celui-ci à son protecteur, et faisaient présager les plus funestes malheurs qui pussent menacer le pape, et parlaient de la dissension entre les légats, comme si chacun d'eux ou des Pères qui appuyaient cotte déclaration , voulait reisverser le souverain pontife de son trône ; comme si le Vatican était menacé d'une ruine imminente. Ces nouvelles mille fois répétées, ayant trait à des point» si délicats, mirent non-seulement les courtisans en émoi, mais excitèrent quelque crainte dans l'esprit des cardinaux et du pape, à cause des brouillards dont les événements kdnlains sont toujours enveloppés; la prudence montre que, dans un fait incertain*

IIISTOIP.E nUCONCILKDE TRENTE.

in2

mais d'une grande importance, il vaut mieux écouler l'excessive défiance qui nous porte à prendre des précautions inutiles, que la trop grande confiance qui nous laisse dans une dangereuse négligence. Ce qui faisait le plus d'impression sur l'esprit du pape, c'était ce qu'écrivaient, directement à lui ou au cardinal Borromée, plusieurs évêques qui se disaient les plus zélés défenseurs du saintsiége; et surtout le cardinal Simonetta, comme nous le dirons bientôt, parce que c'était un homme en qui le souverain pontife reconnaissait une grande foi, une piété admirable, et une candeur particulière et si profondément versé dans le droit canon, que l'on pouvait regarder comme réels et non imaginaires les périls qui échappaient à la vue de ses collègues, tant son jugement était sûr.

13. Le souverain pontife avait formé à cette occasion une congrégation spéciale composée des six cardinaux les plus habiles ; d'après leur avis, et après avoir réfléchi mûrement, il avait résolu d'adjoindre aux premiers de nouveaux légats qui pussent établir une plus grande union entre eux, et lui assurer des ministres exempts de ces affections qui nous persuadent et nous font aimer comme vrai ce que nous avons regardé et soutenu comme tel, et uniquement occupés des intérêts du saint-siége. Le cardinal Simonetta l'avait fortement encouragea prendre ce parti. Aussi le pape lui fit écrire par le cardinal Borromée que c'était d'après son conseil qu'il avait principalement arrêté ce dessein, et l'engageait à résister en face, s'il le fallait, à celui de ses collègues qui saperait les droits du saint-siége. Pour celte légation, il jeta les yeux sur trois sujets : le cardinal Cicala du litre de Saint-Clément, dont nous avons déjà parié, celui de Bordeaux, quoique je ne trouve pas qu'il ait pensé à lui dès le commencement, et le cardinal de Navagero. Le premier était rempli du plus grand zèle pour la religion et doué du plus grand courage. Lorsque Jules III, ayant fait alliance avec Charles V, lui envoya une liste des prélats qui, agrégés au sacré collège, pouvaient en toute occurrence contrebalancer la pjiissance que le nombre donnait au parti français, il disait, en parlant de lui dans son style accoutumé, qu'il avait un cœur à résister à une armée entière. Il était aussi savant jurisconsulte, et très-versé dans les causes du ressort des tribunaux de Borne. 11 avait été à la tête du principal en qualité d'auditeur de la chambre apostolique. Il n'était pas moins au courant des affaires du concile, auquel il avait pris part, sous Paul III, avec beaucoup de gloire et de succès. Le lieu de sa naissance ajoutait encore à son mérite personnel ; il était de Gênes, pays très-dévoué au siège apostolique. Le pape écrivait qu'il voulait placer sa principale confiance en lui et en le cardinal Simonetta. Le cardinal de Bordeaux, né en France et originaire de la Bomagne, étant évêque d'Angoulême, avait donné des preuves d'une religion pleine de piété et de force. Ambassadeur du roi de France à Borne, il avait su

se concilier les bonnes grâces des deux souverains, dont l'un avait demandé pour lui, eil'autre avait accordé le chapeau de cardinal, parce qu'il avait puissamment contribué à les mettre d'accord sur l'affaire du concile. Cette conduite lui faisait espérer qu'il déploierait le même zèle et le même dévouement pour aplanir les difficultés que la continuation du concile pouvait soulever entre le souverain pontife et le roi de France. Sa vaste érudition le mettait à même d'imprimer une bonne marche au concile, tant par son grand savoir que par sa connaissance des affaires. Le cardinal de Navagero, noble sénateur d'une illustre république, employé dans différentes ambassades auprès des rois, surtout dans celle de Bome, qui lui avait donné une entière connaissance des usages de celte cour, et lui avait inspiré le véritable esprit ecclésiastique, paraissait trèspropre à concilier des différends qui présentaient tant de dangers; il pouvait surtout maintenir l'union et la concorde parmi les évêques si nombreux et si illustres de la république de Venise. Le pape s'arrêta fixement à ce parti, malgré le chagrin qu'il allait causer aux anciens légats, principalement au cardinal de Manloue, qui allait perdre son titre de premier légat à l'arrivée du cardinal Cicala.

14. Le souverain pontife ne put s'empêcher d'adresser aux légats de sévères reproches dans les lettres qu'il écrivit ce jour-là, ou qu'il leur fit écrire par le cardinal Borromée : il leur disait qu'ils avaient donné un grand sujet de scandale, et nui considérablement par leurs désordres et par la manière dont ils avaient conduit cette affaire; qu'ils avaient manqué à leur devoir, en permettant qu'on s'occupât d'une question importune que l'on avait su laisser de côté depuis Paul III, et sur laquelle ils n'étaient pas d'accord entre eux, ni avec les autres Pères; qu'ils auraient pu fermer la bouche aux ambassadeurs de l'Empire en leur rappelant les instances qu'ils n'avaient cessé de faire jus- «ju'à ce jour, afin que l'on différât de traiter du dogme, celle définition étant véritablement dogmatique; qu'ils avaientégalement commis une faute en négligeant de dresser le décret, sans le mêler dans cette dispute, lorsqu'ils virent que la majorité était contraire à celle définition. Dans unelettre particulière au cardinal de Manloue, le cardinal Borromée ajoutait que la grande estime et l'affection qu'il lui portait, lui faisaient un devoir de lui dire que, sans doute, il s'était déterminé par des motifs spécieux de conscience et de religion, que lui avaient inspiré des personnes jalouses de sa gloire et de son rang, et qui auraient agi différemment, si elles avaient été à sa place.

15. Ces reproches , quoique adressés en commun aux légats, étaient uniquement dirigés contre les cardinaux de Manloue et Seripandi ; ce qui en adoucissait un peu l'amertume cl les rendait supportables, c'est que le pape ajoutait que, de même qu'il recevait avec plaisir les observations qu'ils croyaient devoir lui soumettre, et y r.onformail sa con-'

itis

MVRK SEIZIEMI-.

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duire le concile. L'adjonclion de nouveaux légats pouvail fijire accuser le pape de vouloir empêcher la réforme de l'Eglise , que les premiers désiraient vivement.

18. Avant de recevoir ces lettres, les légats avaient chargé les huit évèques de différentes nations, choisis dans la mémorable congrégation du 20 avril pour dresser les décrets, de préparer en secret celui de la lésidence , de manière que, tout en définissant qu'elle était de droit divin, on Inissâl aux évéques assez de facilité pour s'absenter, et

duite, ainsi il espérait qu'ils prendraient en bonne part ses avertissements paternels.

Mais le choix de nouveaux légats était une blessure que le cardinal de Manloue ne pouvait supporter , ainsi que le remarqua le cardinal Borromée; aussi dans la lettre confidentielle qu'il lui écrivit, il lui en témoigna le plus vif déplaisir, et disait que, de concert avec le cardinal de Gonzague, il avait fait les plus grands efforts pour détourner le souverain pontife d'un pareil dessein, mais inutilement; et que, quelque grand que fût l'attachement du pape pour lui, et tout disposé au souverain pontife le pouvoir d'accorder qu'il était de lui en donner des marques effi- des dispenses à ce sujet. Le projet du décret caces dans toute circonstance, néanmoins accordait, en conséquence, aux évéques deux son zèle pour l'honneur du saint-siége était mois de vacance chaque année, et déclarait si grand, et il était si intimement convaincu que le souverain pontife prononcerait dans que cet expédient devenait indispensable les cas particuliers sur les raisons qui nécespour réparer le tort causé , que rien au siteraient une absence plus longue. Pour les monde n'avait pu le faire changer d'avis, pays très-éloignés, où il devenait impratiïoul ce que le cardinal Corromée avait ob- cable d'attendre toujours la réponse de Rome, tenu par égard pour sa dignité, c'était que le les métropolitains devaient dispenser, comme pape feignît qu'il se déterminât à ce parti, sur délégués du saint-siége. Or, tandis que la la demande du cardinal de Mantoue ; et, en commission composée des huit prélats remetelTet , Sa Sainteté l'avait supposé dans la tait le décret aux légats, et que ceux-ci le congrégation des cardinaux choisis et dans soumettaient à l'examen de Castaneo, Buonla lettre qu'il écrivit en commun aux légats, compagno, Paleotto et Castelli, arrivèrent à De plus, le cardinal Borromée en adressa une Trente les lettres du pape dont nous venons particulière à celui de Manloue, en guise de de parler, et une infinité d'autres venant de réponse à sa demande , afin que , s'il le vou- Rome et qui blâmaient la définition propo-

lait, il pût (a montrer pour mettre son honneur à couvert.

16. Dans sa lettre aux légats , après les avertissements que nous venons de mentionner, et différentes observations pour les engager à user d'une célérité nécessaire au bien de l'Eglise , le souverain pontife ajoutait qu'il reconnaissait que le concile avait besoin (le savants canonisles , et que les vives instances du premier légat pour qu'il envoyât à Trente le cardinal duPuy, et au cas que sa

sée ; aussi les légats abandonnèrent promptement leur projet et employèrent tous leurs soins et usèrent de tout leur crédit auprès des Pères pour obtenir de leur part le délai dont il a été question, tant à cause de ces lettres, que parce que un très-grand nombre des évéques présents à Trente s'y opposaient. Pour cela, ils demandèrent aux prélats espagnols de désigner six d'entre eux, dont le zèle et l'uniformité de vue sur ce point méritassent toute confiance et tout crédit de leur part, et

santé ne lui permît pas de s'y rendre, le car- qui, par la droiture de leurs intentions et dinal Cicala , l'avaient porté à se priver des leur respect pour le siège apostolique, pusservices de ce dernier, quoique sa présence sent prêter aux légats un véritable secours; fût presque indispensable à Rome, et qu'il ondésignaPavesius,archevêquedeSorrento; voulait lui adjoindre le cardinal de Bordeaux, Naclanlus,évêquedeChiozza,dont nous avons savant jurisconsulte, et celui de Navagero beaucoup parlé dans la réunion sous Paul III; dont le mérite était connu de tout le monde, Foscarari.de Modène ; Bolanus, de Bresse;

afin qu'ils pussent maintenir dans le devoir les prélats de toutes les nations, et pour d'autres fins non moins avantageuses.

17. Les légats répondirent en commun à cela, que Sa Sainteté pouvait contenter ses désirs, et que les nouveaux collègues qu'elle

Sfondrato , de Crémone; et Urbain de la Rovère, natif de Savone et évêque de Sinigaglia. Dans leur première réunion, ils s'élevèrent fortement contre les calomnies que l'on avait écrites à Rome contre eux au sujet de leurs sentiments sur la résidence, et tous do-

se proposait de leur donner seraient reçus clarèrent qu'ils étaient prêts à verser leur avec tous les honneurs et les égards possi- sang pour la défense du saint-siége; ensuite blés; mais dans une lettre qu'il écrivait de sa ils adhérèrent à la proposition des légats, propre main au cardinal de Manloue , il fai- mais les Espagnols se montrèrent inflexibles sait connaître ce qu'il pensait à ce sujet. J'i- et dirent qu'ils n'y consentiraient pas, à

moins qu'on ne promît clairement . dans le préambule des décrets qui devaient être promulgués dans la première session, que l'on définirait ensuite l'article de la résidence. Les légats repoussèrent celle comiilion comme contraire à la coutume et à l'autorité des conciles, qui doivent avoir toute liberté de

gnora le contenu de celle lettre, mais autant que la chose me paraît vraisemblable par ce que j'en ai entendu dire, il demandait la permission de se démettre de son emploi, qu'il lie pouvait plus remplir l)onorablen)enl, devant céder son rang au cardinal Cicala qui

avait le pas sur lui dans le cardinalat. Le

départ prévu d'un légat aussi distingué eau- s'occuper de telle ou telle question avant telle

sait un grand chagrin à ceux qui connais- autre, selon que les circonstances l'exigent ;

salent et désiraient le bien que devait pro- ils leur offrirent d'en faire la promesse de

vus

fllSTOIRK DIj concile DE TRENTE.

vive voix dans une assemblée générale; deux ides légats, pour oblenir plus proiupleuicnt leur assentiment , étaient dans l'intention d'en prendre l'engagement par écrit auprès des Espagnols ; mais le cardinal Simonelta fit observera ses collègues que cet exemple établirait un fâcheux précédent, et que les Espagnols, et tous les autres Pères, exigeraient toujours de pareils engagements par écrit ; et, ne se fiant plus à leur parole, c'était une injure pour le rang qu'ils occupaient; ces considérations leur firent abandonner leur projet. De méuie que personne ne se nuit

Voulant alors satisfaire au juste désir des Pères et pourvoir à l'honneur de la session ; sur la demande de la commission qui avait été nommée, j'ai choisi moi-même, sur ce grand nombre, dix-huit points qui m'ont paru les plus convenables, et je les leur ai soumis, en les accompagnant d'un mémoire. Ils en ont extrait les douze articles qui furent approuvés de tous les légats, et plurent également aux impériaux. Après toutes ces précautions, et lorsqu'on était sur le point d'eu faire la proposition, le cardinal Simonelta fit observer à mon secrétaire Musolli qu'il

davantage, dans les affaires importantes qu'il craignait fort que l'article où il s'agissait de

traite, que celui qui fait une promesse qu'il n'est pas dans lintenlion de tenir, aussi personne n'offense plus sensiblement que celui qui traite de fallacieuses les promesses qu'il reçoit; ses soupçons avilissent une moniinie dont on se sert à chaque instant dans le commerce avec ses semblables.

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