CHAPITRE VII
Difficultés et délais touchant les articles sur la
pontife fit connaître sa volonté; et les légals, comprenant les diffi»;ûllés de celte affaire, voulurent la mettre de côté pour ne pas entraver la marche de la session qui avait été annoncée.
2. Mais aussitôt que les envoyés de l'empereur eurent appris des iégjits la proposition de ce retard, ils en furent vivement alîectés, et ils dirent qu'il fallait plutôt ajourner la session elle-même jusqu'à ce que tout eût été suffisamment discuté; qu'ils ne pouvaient
concession du calice aux Iniques. — Disputes pas souffrir qu'on procédât dans le concile à soulevées à ce sujet par les ambassadeurs im- d'autres décrets sans avoir fait le rapport sur périaux et apaisées par les légats. — Autres les demandes qu'on espérait devoir être acdifficultés entre les Pères sur les canons de cordées, parce que cela causerait une grande foi approuvés par les théologiens du second indignation à l'empereur, et porterait au désespoir le peuple, qui regarderait ce silence comme un refus; et soit qu'iis le crussent, soit, comme il arrive souvent en pareil cas, qu'ils voulussent contraindre les légats à se justifier de cette accusation en faisant paraître; des effets tout contraires, ils se; plaignirent
ordre
1. Sur les deux autres articles, où l'on recherchait moins une décision dogmatique que de simples renseignements, les théologiens avaient été partagés et n'avaient rien conclu, comme nous venons de le voir; c'est
pourquoi les légats^ voyant (1) que, d'après ^e ne plus trouver dans les Pères les favo-
la diversité des opinions et l'importance de l'affaire, il ne restait pas assez de temps pour terminer celte question et établir solidement la doctrine et les lois de discipline avant la session qui avait été indiquée, se contentèrent
râbles inclinations qu'ils montraient auparavant pour leur accorder les grâces qu'ils demandaient, et ils assurèrent qu'ils savaient que les légats travaillaient auprès des Pères pour leur rendre ce mauvais offlce.