Chapitre XIV
Des qualités de ceux qui doivent être admis à l'ordre de
prêtrise.
Ceux qui , après avoir donné des marques de leur piété et de leur fidélité dans les foi^ctious précètlenîes, sont élevés à l'ordre de prêtrise, doivent preiuièrement avoir un bon témoignage du public ; ensuiie ils doivent, non seulement avoir servi du inoiwS un an entier, dans la foncliim de diacre, si ce n'est que pour le bien et la nécessité de l'Eglise l'évêque n'en ait ordonné autrement ; mais i s doivent encore préalablemeni être reconnus par un bon examen capables d'enseigiici- au peuple les choses nécesbaiies au salut pour tout le monde, et d'administrer les sacrements ; enfin ils doivent être si recommandables par la piété et par la retenue qui paraîira dans toute leur conduiie, qu'il y ait lieu d'espérer qu'ils pourn>nt porter le pi uple à la praii.|ue de toutes les bonnes œuvres, par le bon exemple qu'ils en donnci-ont euxmêmes ,»aussi bien que par leurs instructiOijs. L'évêque aura so!n qu'ils célèbrent la messe, au moi is les dimanches et les fèies solennelles; et s'ils ont cuaifte d'âmes, aussi souvent qu'il sera nécessaire pour satisfaire à leurs obligations. A l'èg srd de ceux qui auront été promus per sultum, c'e^i a-dire ayant manqué de recevoir quelque ordre ihlèrieur , pourvu qu'ils n'en aient p.unt fait les fonctions, l'évêque, pour des causes justes ei légitimes , pourra user de grâce envers eux.
Chapitre XV^ Que nul ne pourra confesser sans être approuvé par l'ordinaire.
Quoique les prêtres reçoivent dans leur ordination la puissance d'absoudre des péchés , le saint contiie ordonne néanmoins que nul prêtre, même régulier, ne pourra entendre les confessions des séculiers, non pas même des prêtres , ni être tenu pour capable de le pouvoir faire , s'il n'a un béuélice portant titre et fonction de cure , ou s'il n'est juge capable
far les évêques , qui s'en seront rendus certains par examen, s'ils le trouvent nécessaire, ou autrement , et s'il n'a leur approbation , qui se doit toujoiu's donner gratuitement, nonobstant tous privi'
(Quatre.J
léges et toute coutume contraire , même de temps
immémoriaL