‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 14 sur 368 · Chapitre IX · texte numérisé non relu

Chapitre IX

Contre la vaine confiance des hérétiques.

Or, quoiqu'il faille croire que les pé( liés ne sont remis et ne l'ont jamais été que par la pure ei gratuite miséricorde de Dieu , à cause de Jésus-Christ, il ne faut pourtant pas dire qne les péchés soient remis ni qu'ils l'aient jamais été à personne, pour alléguer simplement cette présomptueuse confiance , et celle certilude de la rémission de ses péchés , et se reposer sur elle seule; puisqu'elle se peut rencontrer dans des hérétiques et des schismaiiques. Cl qu'elle s'y rencontre même en ce temps, où l'on fait valoir avec tant de chaleur contre l'Eglise catholique cette confiance vaine et éloignée de toute piélé. 11 faut bien se garder aussi de soutenir qu'il soit nécessaire (jue ceux qui sont véritablement justifiés doivent être eux-mêmes dans celle créance ferme et loul-à-fait indubitable qu'ils sont justifiés , ni (;uc personne ne soit absous de ses péchés et ne soit justifié s'il ne croit fermement être absous et juslilié, ni enfin que ce soit parcelle seule confiance que l'absolution et la justification s'accomplissent, conmie si on devait inférer que celui qui n'a pas celte ferme créance doutât des promesses de Dieu et de l'efficace de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Car, de même qu'aucun fidèle ne doit douter de la miséricorde de Dieu , du mérite de Je ^us- Christ, de la vertu el de l'efficace des sacrements, aussi est-il vrai

Sue chacun tournant les yeux sur soi-même et consiérant ses propres faiblesses et son indisposition, a lieu de craindre et d'appréhender pour sa grâce, nul ne pouvant savoir de certitude de foi , cest-à-dire d'une certitude qui ne soit sujette à aucune erreur, iqy'il ait fcçu la grâce de Dieu.

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