CHAPITRE XIII
Si Soave enseigne la vérité touchant le nom
d'œcuménique attribué aux conciles célébrée depuis la division de l'empire. "^
1. Soave affirme avec la même assurance! que depuis l'invasion de l'empire d'Orien par les Sarrasins, et la division de celui d'Oc cident entre plusieurs monarques , le titr de concile œcuménique, dans l'Eglise grecque,! demeura aux conciles qui étaient composé des cinq patriarches , et que dans noire Occident il fut donné aux conciles formés de cette seule partie de la chrétienté qui, dans! les affaires ecclésiastiques, obéissait au pon- : life romain.
Cette manière de présenter les choses ren- ] ferme tout à la fois erreur dans les faits, impropriété dans les termes ; toujours avec la même intention que nous avons signalée plus haut , celle d'énerver l'autorité des con- ' ciles œcuméniques , en faisant voir que c'est là un mot équivoque, pris en divers sens;; et par conséquent un mot dont la significa- 1 tion n'est ni assez déterminée ni assez précise, pour en déduire, comme propriétés es- i sentielles , l'autorité infaillible et le pouvoii universel que les catholiques reconnaisseni , dans les conciles auxquels ils donnent ce nom.
Je dis qu'il parle en termes impropres : i parce que le titre A' œcuménique ne dénote l'intervention ni des cinq patriarches, ni des Eglises qui obéissent au pape ; mais ce titre \ dénote un concile de tous les pays chrétiens en sorte que toute la chrétienté y ait concouru , ou qu'elle y ait été légitimement appelée ; ou que le concile ait été célébré au non de tous, et que tous l'aient ensuite ratifié. 1 est vrai que tous les pays chrétiens élan distribués sous le gouvernement des cinc patriarches, il s'ensuit , mais non en vcrli du sens atlaché à ce mot , qu'un concile es œcuménique lorsqu'il est formé par le con cours des Eglises qui obéissent aux cinq pa triarches. Ainsi , par exemple, le titre d successeur de saint Pierre signiPe que 1 pape est évêque et non seigneur de la vii! dont saint Pierre était évêque à sa mort c C8t-à~dire de Rome. Mais comme par V fait celui qui est évêque de Rome en est ci même temps seigneur, par le fait aussi, mai non parce que le mot aurait ce sens dan l'acception commun^», celui qui est seigneu de Rome est en même temps successeur d saint Pierre. D'ailleurs que les défenseur de Soave viennent me montrer qu'au preinio concile de Constantinople se trouvèrent de évéqurs dépendants des cinq palria/rhes il ne s'y trouva que des Grecs , et seuls !(' Grecs y avaient élé appelés. Or cependant est hors de doute que la dénomination à^'a cuménique lui est applicable. Pourquoi ? parc qu'il fut approuvé comme tel par Damase
S^S INTRODUCTION
chef de l'Eglise universelle. Il est bien vrai légilime eût nrép^H<i oi n,,-. r
que dans loul acle légitime et partant dans universelle vînt ensnif'e Or^ . > "''"f '« ««»
celui-ci , on ne peut dire qu'il y ait d'acccpta- servais nnsh^„fnr..„?^' comme je l'ob-
tion, ou plulôt de ratificLtio/valable, de la «î'on uruverselle n'e se rnCtiff',"' 'f"''"-
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et reçus par les catholiques, toutefois les r;^?fir.""l'!'.':!:5„'.®î,l" '.' *»'.?ns»''e.élé
quelquesévêques d'unesGUle province n'ayant pas prétendu procéder au nom de l'Eglise universelle, comme le flrent les Pères grecs
ra, fie comme universel par l'Eglise entière. *. it est bien vrai que le souverain nonlife s'elant trouvé présent à quelques conciles non convoques de toutes les parties du monde chrétien, et les ayant confirmés ces conciles furent reçus dans les matières de foi comme infaillibles à l'égal des conciles
ÇQua"nrà ra7;'co7.dë'pa;t,> de l'assertion tZTS't^, t 'v^ud^l-fTar itVu'î
rilé, lorsqu'il avance que le titre d'œc«m/- du porf^rLai^d^rii™ ' '""^^illible nique dans l'Eglise d'Occident fut attribué En réa é Tl on rtf Hp |.f ^,"'rf' «"^ '^^ foiau. conciles rassemblés des seuls nav. „.. soleirfll^nl;^es'„li%'^,:i^[:V^nrnU nos
dans le premier concile de Constantinople , il s'ensuivit que les papes ne les approuvèrent point comme œcuméniques, et l'Eglise ne les ratifia point comme tels.
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aux conciles rassemblés des seuls p"ays q"d obéissent au pontife romain. Ce titre fut donné par les occidentaux au dernier conjle de Constantinople, dans lequel toute l'Eglise concourut à la condamnation de Pho-
Lius.
yeux livrent toujours passage à une partie de sa lumière.