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Mais comme ces conventions ne furent

(1) Réellement il y a eu ici une légère distraction de la pan de noire historien. LeCourayer, reniarqiio ICI le père :U)béBuoriafede(il/. 1. p. 78), tnompiie do celte mince dér;iiie en notis disant lo giiemeiii que les prières jus/es cl injustes pe.jvenl être égalciiMua importunes ; mais il ne dit pas ensuite que les prières importunes ne penveiil êire arhiirairemcnl rendues par prières jn>les, el (|ue son rnaî.re, Soave, ayanj agi ainsi, ne peut se laver du repnjthe de mauvaise inieniioii et de penchanl à la nouveauté.

,^5 IJISIOIUE uO CONCILE DE TRENTE. 744

' ^r. .î^o «.Acfrin n^dipr conlre eux un monitoire, auquel le

ratifiées par l>mpereurqua>^ccl^sre^^^^^^^^^^^ ffial répondit àe Naples en termî-s fort

tionrejetees par le pape , et comme ceiu. ci ca ^ bienlôl. Le

fit alliance «'^.««.fraTm.'nLx suivre ponl é n'eTf^t que plus outré. C'est po»r-

f '''■ti1"d1''sTt' miKê c ut Se sa d gn té! quoi, le 21 novembre, les délais de rigueur

.• Commença àTver slir ses terres des Irou^ étant expirés, il prononça une sentence con-

contre les avis de Gilbert, son prineipal ««éprisa d'abord le m^o„ao|^r e^et ensu..8 la

Teréur qui avait ordi'e d'embarrasser le le siège de Rome, .1 ava.t défendu de tenir le

Dontïfe 'de manière qu'il ne pût inquiéter les conciliabule de Spire ; d'un autre côte i de-

FmDériaux en Lombardic, la convention ne mandait instamment que le concile fut as-

imperiaux eii i-uiiiua , ^„„H„i«U somhlp nar le naoe ou par les cardinaux, et

iTs ne lurent ^dTcoÛveds ni an'è.és p7r iVs que Pompée, faute peut-être d'avoir là-dessus

troupes du papo, mauvaise milice qui, at- des renseigncsnenls bien exacts, ou pou'

lendS la modicité de la solde, manquait de donner quelque couleur a ses menaces ai

courage et de vigilance. Ainsi ils prirent et moyen de la nouvelle diete qu on devait réel

pillèrent le faubourg et le palais du Vatican, lement tenir a Spire, prit occasion d en appc-

et Clément fut obligé de se retirer dans le 1er au concile qu'on devait célébrer en ccito

château Saint-Ange. Là il fit appeler de Mon- ville : comme si l'empereur, ayant change

cada en lui envoyant deux cardinaux pour de sentiment, eut voulu 1 y convoquer. Pa.

Otages. 11 vint, rendit au pape la tiare et les là en même temps il faisait voir qu il n er

de

e sa charge. Ensuite, contre l'avis de Pom- mais toute prête a agir. Tout cela cependan^

pée. il conclut une trêve avec le pape, l'obli- n'avait pas plus de fondement q« ?n «e i

géant à retirer les troupes qu'il avait en voit par notre récit. Voila pourquoi Soavc!

Lombardie et comprenant dans le traité le qui n'y a rien compris, dit qu il n a pu trou

pardon des Colonne. Mais, quand les capi- ver nulle part quelle était cet e prétendu*

faines du pontife eitrent été rappelés en exé- négociation pour tenir un concile a bpire.

cution du traité, et qu'il se vit en force, il k. Sur ces entretaites revint a Rome, dm

pensa qu'il n'était pas tenu à la convention, le souverain pontife lavait envoyé ver

d'autant que déjà elle était mal observée en Charles, le religieux François Quignonc

plusieurs points par les impériaux {Belation (V oyez aussi la-dessus le reli^^^^

de Contelori), et que, de plus, les Colonne dans le tome VUl des Annales) , alors sur

s'étaient rendus coupables d'un nouveau nommé dcg/i iln^eh, gênerai des mineurs; i

crime. C'est pourquoi, le 7 novembre, il fit était accompagne de César Ferramosca, qu

venir au consistoire le procureur fiscal pour l'empereur envoya it^ avec des inslructions f

demander qu'il fût procédé contre eux et des lettres tout a fait affectueuses, écries d

leurs partisans comme inhabiles à jouir des la propre main de Charles, et qui atlestaier

avantages assurés par la convention ; et cela l'intention ou il était de se réconcilier ave

parce que, pendant le dernier mois de sep- le pape. Les instructions confiées au genen

tembre , ils avaient affiché dans différents portaient qu on rendrait tout au pape, oi

quartiers de Rome des proclamations préju- (même qu'à son arrivée la puissance pontiti

diciables à la liberté ecclésiastique; qu'ils cale aurait été totalement ruinée; que 1 en

av.^ient écrit de tous côtés pour engager à la pereur ne voulait m pour lu», ni pour 1 m

révolte les villes qui appartenaient au siège faut, son frère, un agrandissement d un se

apostolique et les magistrats chargés de veil- pied de terre en Italie ; que la cause de bfor,

1er sur le peuple romain , et qu'ils avaient serait soumise a un juge désigne en commu

enfin adressé à divers princes d'autres lettres par le pape et par 1 empereur ; que, s il eia

injurieuses au souverain pontife. Le consis- innocent, il serait réintègre; mais que, s

toirc accueillit la demande du fisc et fit ex- était coupable, on investirait le duc de iJou

bon ; qu'on assurerait la pacification de l'Italie; qu'on rendrait au roi de France ses enfants avec la rançon qu'il avait offerte. Le

les défenseurs, prirent et pillèrent cette capitale de la chrétienté. Ils ne considérèrent ni la sainteté des vases, ni celle des lieux

extrême pour la dépense et pour tout ce qui gens de même parti, puisque les cardinaux

entraînait des risques. espagnols furent maltraités comme les au-

5. Mais les ministres de l'empereur ajou- *-"*' ^ •* «-"•»"»^ *■■•♦ »""- — '-"- — --* ^*^ tèrent des conditions très-onéreuses pour le pape C'est pourquoi, comme on ne pouvait

conclure la paix, le pontife, comptant sur les intentions que l'empereur lui avait exprimées par écrit, consentit à une trêve fort désavantageuse, qui fut conclue par l'entremise de Lannoy, vice-roi de Naples. Mais , afin de prendre toutes ses précautions, il

très. La cruauté fut telle, qu'elle eût été une barbarie dans la capitale des Turcs prise d'assaut (1). Cependant Fronsperg ne jouit pas de ce spectacle, lui qui, avide d'en jouir, était accouru d'Allemagne , lui qui avait même engagé son patrimoine pour solder les troupes qu'il conduisait, lui qui portait sur sa poitrine un licou doré, dans l'intention de le passer à la bouche du pon-

voulut s'assurer auprès des envoyés de Char- tife. Le duc de Bourbon ne survécut pas non les, mentionnés plus haut, auprès du vice-roi plus à son infâme victoire. Le premier fut et auprès du duc de Bourbon, général des attaqué de paralysie, et fut contraint de se impériaux en Lombardie, s'il suffisait de retirer malade à Ferrare avant l'arrivée de

l'armée à Rome; le second y entrant fut privé de la vie par un coup d'arquebuse,.

s'entendre avec le vice-roi, ou s'il fallait encore s'entendre en particulier avec le duc : et, autant qu'on en peut juger par ce qu'il dit d ns l'instruction déjà citée, donnée au cardinal Farnèse, lous supposèrent avec lui qu'il suffirait de s'entendre avec le vice-roi.

mourant ainsi en état de révolte contre les deux puissances suprêmes qui tenaient à son égard sur la terre la place de Dieu. Le pape, réfugié dans le château sans pouvoir

6. Mais l'armée impériale de Lombardie, s'y défendre, se rendit au prince d'Orange ^ enhardie par ses victoires, indignée de ne qui avait succédé dans le gouvernement mipas recevoir de paye, ennemie du pontife , litaire au duc de Bourbon. Non-seulement parce qu'elle était composée en grande par- le prince le garda étroitement, mais encore tie d'hérétiques allemands commandés par il le traita avec dureté. Georges Fronsperg, luthérien des plus en- 9. On attendait de l'empereur des ordres rages, et le duc de Bourbon, général de cette pour décider ce qu'on devait faire de la per- X. „r.,„^ j« .»^^ * — :- A i„ sonne du pape. Un événemen» si grave et si

armée, refusa de s'en tenir à la convention arrêtée avec le vice-roi : et comme ils ne pouvaient pas assouvir, je ne dis pas leur avarice, mais même leurs besoins dans le Milanais, qu ils avaient plutôt désolé que conquis, il leur fallait une autre pâture, et ils dévoraient en espérance les trésors de Rome, considérables dans la réalité, mais fort exagérés par l'opinion publique. Ainsi aiguillonnés par la nécessité et par la cupidité , ayant obtenu le passage et les vivres nécessaires, auprès du duc de Ferrare qui désirait l'abaissement du pape, parce que celui-ci revendiquait des droits sur Modène et Reggio , ils marchèrent à grandes journées vers Rome à travers l'Etat ecclésiastique.

7. L'armée de la Ligue avait toujours agi avec une extrême firoideur pour protéger le pontife, soit parce que, vu l'infériorité actuelle de leurs forces , les chefs aimaient mieux s'occuper de leurs propres intérêts en Lombardie, soit parce que voyant combien Clément désirait la paix, ils s'attendaient à chaque instant à le voir s'arranger avec les impériaux, et à perdre le fruit des secours qu'il lui auraient donnés.

8. Réduit à de telles extrémités, le pape, afin de ranimer le zèle des confédérés, conclut une nouvelle ligue avec eux, cinq ou six jours avant ses malheurs. Mais ce fut en vain : car les impériaux, ne rencontrant sur la roule aucun obstacle, arrivèrent à Home. Ils trouvèrent peu de résistance et encore moins de mesures concertées dans

CoN^c. DE Trente. I.

inattendu le jeta dans la perplexité. D'un côté, lorsqu'il consultait son amour et son penchant naturel pour la religion, et qu'il envisageait le scandale de la chrétienté entière, il était pénétré d'un sentiment d'horreur. D'un autre côté, ses victoires l'avaient appauvri, et il ne savait comment contenir une milice mécontente des retards dans le paiement de la solde autrement que par la rançon du vaincu. De plus il voyait que le bienfait de la liberté ne serait pas proportionné à l'offense; et il craignait qu'une fois mis en liberté un si redoutable ennemi n'exerçât une vengeance égale à l'outrage. Ainsi il détesta le mal qui s'était fait, et changea en deuil les fêtes qu'on célébrait pour la naissance de son fils ; mais il ordonna à ses capitaines de délivrer le pontife, de manière à satisfaire l'armée pour la paye qui lui était due, et à s'assurer qu'une pareille indulgence ne lui serait pas préjudiciable à lui-même.

10. Ces ordres ambigus de l'empereur furent interprétés dans le sens le plus honnête par la générosité des Colonne qui, au milieu de leurs victoires, pleuraient sur le cadavre de la patrie, et s'alfiigeaient du sanglant

(i) Beaucoup d'auieurs ont décrit colle IniinMiiabic tragédie: fiarirn lesauiros. Jacques Buonaparle, genlillioinine, qui y fui pré^enl. Le récii liisiorique qu'il fait de loul ce qui arriva jour par jour, dans le sac de Konie de l'an 1527 , fui pour la première fois im* primé en Toscane, sous la date de Cologne, 15l27 , in-4°, par le chevalier Ani. Filippo Adami. ,^

[Vingt-quatre,) \

mSTOlUE DtJ CONCILE DE TUENT2.

affront fait à la majesté de leur souverain ; mais les capitaines de l'empereur mirent tout à la fois plus de subtilité et moins d'humanité dans l'interprétation et l'exécution de ces ordres. Us tinrent donc le pape en captivité pendant plusieurs mois, et ils ne voulurent point consentir à le délivrer sans beaucoup d'or, et sans recevoir comme otages de la paix plusieurs forteresses.

11. Mais cette armée ne jouit guère de son exécrable butin : car elle péril bientôt presque tout entière par la peste. De Moncada, le principal auteur du mal et le principal obstacle au remède, perdit malheureusement la vie bientôt après, englouti par la mer, dans une bataille navale. Ainsi Dieu ne permit pas que les malheurs du vaincu fussent un instrument de prospérité pour les

contre le gré de l'empereur, qui avait toujours eu l'intention de respecter Sa Sainteté comme un père, et de la révérer comme le vicaire de Jésus-Christ ; qu'en conséquence , à la première nouvelle de ces excès, il avait ordonné de les arrêter autant qu'on le pourrait en réintégrant le siège apostolique non-seulement dans ses droits spirituels, mais encore dans ses droits temporels; que les objets de ses plus ardents désirs étaient la paix entre les chrétiens, une expédition commune contre les Turcs, la consolation et la réunion de l'Eglise ; que le moyen le plus propre à procurer ces avantages était un concile général; que par conséquent en premier lieu Sa Sainteté et le sacré collège devaient en toute diligence et en toute sincérité tâcher de procu-s rerla paix au monde chrétien ; que de plus,

ne

vainqueurs {Gui char din, dans le livre XIX'). afin de réformer l'Eglise et de déraciner l'hé- ~ " ^ '■ " " '■ résie luthérienne, il fallait intimer un concile

général dans les formes voulues et légitimes, dans le lieu convenable, en observant ce qui est prescrit par les lois, et avec toute la céié' n^^ po5si6/e; qu' il fallait du moins que Sa Sainteté et les révérendissimes cardinaux s'employassent de tout leur pouvoir auprès

12. Le nonce Balthasar Casliglione manqua pas de presser avec tout le zèle possible l'empereur de metlre le pontife en liberté. Outre les instances particulières qu'il fit faire à ce sujet auprès de ce prince par les personnes les plus remarquablesdu royaume, tant parmi les ecclésiastiques que parmi les

laïques (1), il fit encore en sorte que les évê- des princes à la conclusion de la paix et à la ques se présentassent ensemble au roi, vêtus réunion du concile, de noir, et suppliassent Sa Majesté d'accorder la délivrance de leqr chef. Cette démarche projetée s'annonçait déjà comme devant réussir lorsque la cour, en ayant eu avis, rompit la mesure, comme une espèce de manifestation publique.

13. Enfin, après les délais qui précèdent ordinairement les résolutions de l'Espagne, surtout dans les affaires de très-grande importance, vinrent les mesures efficaces. L'exécution en fut facilitée par le cardinal Colonne, que le pape avait rétabli dans sa dignité lors de l'accord fait avec les impériaux et avec le général des mineurs. On termina enfin le traité le 26 novembre [non le dernier jour d'octobre^ comme le dit Guichardin) de l'année 1527. Il fut souscrit d'un côté pour le pape par les cardinaux, de l'autre par de Moncada, devenu vice-roi de Naples, par le général précité des mineurs, auquel Clément donna le chapeau dans la suite, et qui s'appela le cardinal de Sainte-Croix , et par Pierre de Veire, chambellan de Charles, envoyé exprès par ce prince avec des lettres de condoléance, de consolation et de promesses qui s'étendaient même à tout le peuple romain,

14. On déclarait (2) dans les préliminaires que l'empereur avait appris avec peine l'expédition entreprise contre le pontife et la ville de Rome, et les autres outrages faits à Sa Béatitude et à différents cardinaux et prélats; que l'armée, sans chef, sans loi, guidée par sa propre cupidité, avait commis tout cela non-seulement à l'insu, mais encore

(1) Lettre du nonce à Clément, daiée de Bnrgos, du 16 décembre 1527, dans le livre 1" des Lettres des princes.

^(2) Dans les archives apostoliques, selon l'extrait fait par Contelori, archiviste , dans un livre inlitulc ; Hiiiorica pro concilio TridentinOf à la page 5.

15. Je ne suis point surpris que les autres historiens gardent le silence sur cette condition que j'ai vue dans les chapitres du traitéi parce que de fait elle ne rentrait pas bien directement dans leur sujet. Mais c'est un signe que Soave n'a pas été bien informé, quand il rapporte les autres particularilés qui sont pour lui comme des hors-d'œuvre, et quand il reste muet sur celle-ci, qui était la seule qui appartînt à son sujet.

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