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Chapitre VIII

Le souverain pontife seul doit connaître des causes grièves contre les évêques.

Les causes des évêques, quand la qualité du crime dont on les accuse est telle , qu'ils sont obligés de comparaître , doivent être portées devant le souverain pontife , et terminées par lui-même. Décret pour remettre la décision de quatre articles touchant le sacrement de f Eucharistie , et pour donner un sauf-conduit aux prolestants.

Le même saint concile, désirant pourvoir au salut de tous les fidèles , en arrachant du champ du Seigneur toutes les erreurs, qui, comme des ronces et des épines, ont repoussé, et se sont multipliées en tant de manières, au sujet du très-saint Sacrement; et offrant pour cela tous les jours dévotement ses prières à Dieu tout-puissant; entre les autres articles qui regardent ce sacrement, et qui ont été traités avec une recherche très-exacte de la vérité catholique ; les matières, selon l'importance du sujet, ayant été soigneusement discutées en plusieurs conférences, après en avoir pris même les avis des plus excellents théologiens , traitait aussi des articles suivants : savoir s'il est nécessaire à salut, et commandé de droit divin, que tous les fidèles chrétiens reçoivent ce vénérable sacrement sous l'une et l'autre espèce ; si celui qui ne communie que sons l'une des deux reçoit moins que celui qui communie sous l'une et l'autre ; si la sainte mère l'Église a été dans l'erreur, en donnant la communion sous la seule espèce du pain aux laïques , et aux prêtres lorsqu'ils ne célèbrent pas ; et si on doit donner la communion aux petits enfants. Mais parce que ceux de la très-noble province d'AllemagiiC, qui se disent prolestants, désirent être entendus par le saint concile sur ces mêmes articles, avant qu'ils soient définis , et lui ont demandé pour cela une assurance publique , afin qu'ils puissent en tonte stireié venir ici , s'arrêter dans cette ville , dire et proposer librement leurs sentiments en présence du concile , et s'en retourner ensuite quand il leur plaira : le saint concile, quoiqu'il les ait déjà attendus depuis plusieurs mois avec un grand désir, néanmoins se.nblable à une pieuse mère qui gémit et qui est comme en travail , dans l'ardente passion et dans l'application qu'il a, qu'entre ceux qui portent le nom de chrétiens 11 n'y ait aucuns schismes ou divisions, et que de la même façon que tous reconnaissent le même Dieu et le même Rédempteur, lous aussi conviennent dans la même doctrine, la même créance et les mêmes sentiments; se confiant en la miséricorde de Dieu , et espérant qu'ils se réuniront dans la trèssainte et salutaire profession d'une même foi, espérance et charité ; et dans celte vue , condescendant volontiers à leur désir, leur a' donné et accordé, en tant qu'il est eu lui, la foi et assurance publique qu'ils ont demandée, qu'on appelle sauf- conduit, dans la forme et teneur ci-après ; et en leur faveur a différé la décision des dits articles à la seconde session suivante qu'il assigne, afin qu'ils s'y puissent trouver commodément , au jour et fête de la conversion de silint Paul, qui sera le vingt -cinauième do

janvier de Tannée prochaine. Et il déclare aussi que dans la même session, on traitera du sacrifice de la messe, à cause de la grande liaison qu'il y a entre ces matières ; et que cependant il sera traité, dans la prochaine session, des sacrements de pénitence et d'extrême onction , et qu'elle se tiendra le jour et fête de sainte Catherine, vierge et martyre, qui sera le vingt- cinquième de novembre, et que, dans l'une et l'autre des dites sessions, on continuera la matière de la réformaiion.

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