‹ Histoire du concile de TrenteChapitre 71 sur 368 · Chapitre IV · texte numérisé non relu

Chapitre IV

Que les petits enfants ne sont point obligés à la

communion sacramentelle.

Dit et prononce enfin le même saint concile, que les petits enfants qui n'ont pas encore l'usage de raison ne sont obligés de nulle nécessité à la communion •sacramentelle de rEucharislie, puisque étant ré'^énercs par l'eau du baptême qui les a lavés, et étant incorp(.res en Jésus-Christ , ils ne peuvent perdre en cet âge la grâce qu'ils ont déjà acquise d'être enlatits de l)ieu Ce n'est pas que pour cela il faille condamner 1 aniiqmie d'avoir autrefois observé celte coutume en quelques lieux; car, comme les saints Pères ont eu dans leur temps quelque cause raisonnable < e le aire , aussi doii-on croire assurément et sans cil iiculie que ce n'a été par aucune nécessité de sa- Inl (ju ils l'ont fait.

DE LA COMMUNION SOUS LES DEUX ESPÈCES , ET DE CELLE DES PETITS ENFANTS.

SESSION XXI

CANON I!

Si quelqu'un dit que la sainte Eglise catholique n'a pas eu des causes justes et raisonnables pour donner la communion sous la seule espèce du pain aux laïques, et même aux ecclésiastiques quand ils ne consacrent pas, ou qu'en cela elle a erré : Qu'il soit anatheme.

CANON III

Si quelqu'un nie que Jésus-Christ, l'auteur et la source de toutes les grâces, soit reçu tout entier sous la seule espèce du pain, à cause, comme quelques-uns soutiennent faussement, qu'il n'est par reçu conformément à l'institution de Jésus-Christ même, sous 1 une et l'autre espèce : Qu'il soit anaihème.

CANON IV

Si quelqu'un dit que la communion de TEucharistie est nécessaire aux petits enfants avant qu'ils aient atteint 1 âge de discrétion : Qu'il soit anathème.

Quand aux deux autres articles qui ont éié autrefois proposes, et qui néanmoins n'ont pas encore été examines ; savoir, si on s'en doit tellement tenir aux raisons qui ont porté la sainte Eglise catholique à donner la communion aux laïques, et aux ecclésiastiques mêmes, quand ils ne consacrent pas, sous la seule espèce du pain, qu'on ne doive en aucune façon permettre a personne l'usage du calice; et supposé qu'on jugeât a propos, pour des causes raisonnables et fondées sur la charité chrétienne, d'accorder l'usage du calice a quelque nation ou à quelque royaume* savoir s'il y faudrait mettre quelques conditions, et quelles elles devraient être ; le même saint concile reserve a un autre temps et à la première occasion qui s en présentera, d'en faire l'examen et d'en prononcer. ^

DÉCRET DE RÉFORMATION

CANON I

bi quelqu'un dit que tous et chacun des fidèles chreuens soht obligés de précepte divin ou de nécessite de salut, de recevoir l'une et l'antre espèce du |res-saint sacrement de rEucharislie: Qu'il soK-

Le même saint concile de Trente, œcuménique et gênerai, légitimement assemblé sous la conduite du baint-Esprit, les mêmes légats du Siège apostolique v présidant, a juge à propos, à la gloire de Dieu toutpuissant, ei pour Thonneur de la sainle Eglise d'ordonner pour le présent ce qui suit, sur le fait de la rélormation :

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