CHAPITRE PREMIER
De l'impuissance de la nature et de la loi, pour la justification des hommes. Le saint concile déclare, premièrement, que pour entendre bien, el comme il faut la doctrine de lajustilication, il est nécessaire que d'abord chacun reconnaisse et confesse que tous L's liommes, ayant perdu l'innocence dans la prévarication d'Adam, et étant devenus impurs, et, connne dit l'Apôtre, enfants décolère par la nature {E\^hGS. 1, 3), ainsi qu'il a été expliqué dans le décret sur le péché originel, ils étaient jusqu'à un tel point esclaves du péché, et sous la puissance du diable et de la mort, que non seulement les gentils n'avaient pas le pouvoir de s'en délivrer, ni de se relever par les forces do la nature ; mais les Juifs mêmes ne le pouvaient faire par le secours et la lettre de la loi de Moïse, quoique le libre arbitre nefùl pas éteint en eux, mais bien diminué de force, et anattu.
Chapitre IL De la conduite de Dieu dans le mystère de Cavénement de Jésus-Christ.
D'où il est arrivé que le Père céleste, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui, même avant la loi, avait promis son Fils Jésus-Christ, et qui ensuite, dans le temps de la loi, s'en ét;iit de nouveau déclaré à plusieurs saints Pères, l'a eidin envoyé aux hommes lorsque les temps se sont trouve a