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LIVRE m, DOCUMENT CGXXI

(8 septembre 1869)

Lettre dont Mgr Maret accompagne l'envoi au Saint-Père des deux volumes intitulés Du Concile général et de la paix religieuse. Il y déclare que, guidé uniquement par Tamour de l'Église et du Saint-Siège, et prévoyant les funestes i:onséquences de certains desseins conçus et manifestés par des hommes assurément respectables, mais qui paraissent inconscients du danger de leur entre- Irepnse, il a cru remplir son devoir d'Évéque en « présentant la constitution de rÉglise dans sa grandeur et sa perfection et avec le caractère d'immutabilité qu*a voulu lui donner son divin Fondateur >, et il soumet son travail « an i^ouverain Pontife et au futur Concile œcuménique ». Il ne vient pas défendre « la déclaration de 1682 ni la forme des propositions qu'elle renferme. La doctrine qu'il expose à un caractère qui lui est propre »; « elle est essentiellement modérée et se concilie facilement avec les doctrines modérées des écoles romaines. » Mgr Maret termine en réclamant pour son livre, malgré ses imperfections, l'indulgence du Souverain Pontife.

Paris, le 8 septembre 1869, jour de la Nativité de la très sainte Vierge Marie.

Très Saint Père,

Votre Sainteté, d'après ce que m'avait écrit M. le comte Armand, avait daigné me permettre de lui porter moi-même Touvrage que je vais publier. J'aurais été infiniment heureux et honoré de le lui offrir de mes propres mains. Mais l'impression de ces deux volumes a demandé plus de temps que je ne le croyais d'abord, et elle vient à peine d'être terminée. Un voyage à Rome si près de celui que nous devons y faire pour nous rendre à l'appel de Votre Sainteté, ne m'est guère possible. J ose donc espérer que Yotre Sainteté voudra bien recevoir mou livre des mains de M. le marquis de Banneville, ambassadeur de l'empereur auprès du Saint-Siège, et qui a bien voulu se charger de le lui présenter.

La publication de l'ouvrage que je dépose aux pieds de Votre Sainteté est pour moi, quoique le dernier des Évêques, Taccomplissement d'un devoir épiscopal. Au moment de la réunion d'un Concile œcuménique, appelé à accomplir de si grandes choses; en prévision des suites funestes que peuvent

•S projets formés et manifestés par des hommes respecnais qui ae paraissent pas se rendre compte des dangers entreprise, il est utile et nécessaire, ce me semble, de ;r la constitution de l'Église dans sa grandeur et sa on, et avec le caractère d'immutabilité qu'a voulu lui son divin Fondateur.

3st le but que je poursuis dans ces deux volumes, que Dis et que je soumets au Souverain Pontife et au prooncile œcuménique. En les offrant à Votre Sainteté, je nunique à mes vénérables frères, les Évéques dcl'Ëglise :ue. Je les publie aussi pour les prêtres et pour les ]ui ne doivent pas rester étrangers à ce qui intéresse la nuue. Je les publie avant le Concile, afin qu'on ait le e les lire.

ieurs Évéques illustres ont déjà porté devant le public es questions que soulève la convocation du Concile, iclamer, pour les doctrines que je propose et que je , la liberté dont mes vénérables collègues ont usé et dont sent. Et quelle garantie meilleure de cette liberté épi-

et dans la préparation du Concile et dans les débf^ts ires, que la sagesse et la justice du Pontife qui gouverne 'hui l'Église de Jésus-Cbrist? C'est donc sans aucune

et avec une filiale confiance que je remplis ce que je comme mon devoir d'Ëvèque.

cienne Église de France croyait rester fidèle à la tradi- ^lésiastique, et elle s'est toujours maintenue dans une lion étroite avec le Saint-Siège. Ses doctrines ont été ïes de nos jours par des hommes qui ont douné au postolique les preuves du plus profond attacbement, de té la plus inviolable, puisqu'ils ont souffert, pour sa icrée, l'exil, la prison, la mort même. Plusieurs de ces urs ont été honorés des plus hautes faveurs du Saint-

suffit do rappeler ici les noms respectés des Cardinaux zeme, de Beausset et d'Âstros.

onservant ce qu'il y a de vrai dans la tradition de nos n expliquant cette tradition conformément à celle de

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