‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 160 sur 536 · LIVRE m, DOCUMENT CGXXXIIl · texte numérisé non relu

LIVRE m, DOCUMENT CGXXXIIl

XI. Pour la même raison, il ne parait pas probable que les Évoques devinssent moins actifs comme pasteurs et juges dans leurs propres églises, parce que la doctrine à laquelle ils croient déjà unanimement aurait reçu sa définition formelle. Si la croyance de cette vérité ne produit pas maintenant ces conséquences, on ne voit pas pourquoi elles seraient le résultat de la définition de cette vérité.

XII. Enfin, aucune centralisation de l'administration de l'Église universelle ne pourra légitimement suivre ou être amenée par la définition de Tinfaillibilité du Vicaire de Jésus- Christ parlant ex cathedra^ en matière de foi et de morale. Une telle définition appartient à un ordre plus élevé, avec lequel le service pastoral ordinaire des Évêques ne peut que rarement être en contact immédiat. Il surgit rarement dans un diocèse des questions de foi et de morale sur lesquelles TÉglise ne se soit pas prononcée. L'infaillibilité dont il est ici question n a aucun rapport avec l'administration si variée des diocèses. La définition dont nous parlons n'aurait aucune inQuence appréciable sur l'administration ordinaire des Lvéques, ou, si elle en avait, ce ne serait que pour donner la certitude et la solidité aux actes judiciaires et à la juridiction pastorale de rÉpiscopat dans le monde entier.

Ces raisons paraissent à beaucoup de monde prouver que les objections contre l'opportunité de la définition ne sont pas d'un poids suffisant pour empêcher le Concile de la rendre.

Page 1