LIVRE III, DOCUMENT CCXXXIII
tandis que dans d'autres parties de la chrétienté, ou il n'y a.pas de foi, ou elle se trouve mêlée avec beaucoup d'erreurs, TÉglise de Pierre est tout ensemble fraîche dans la foi et pure d'erreurs » , et cela n'est pas étonnant, parce que le Seigneur a dit : « J'ai prié pour toi, Pierre, pour que ta foi ne faiblisse pas». » Or, nous pouvons, sans hésitation, prendre saint Thomas pour témoin de ce qu'enseignaient l'ordre des dominicains et les écoles de l'Église dans le siècle antérieur au Concile de Constance. VIII. De même, saint Bonaventure représentera l'ordre des fransciscains : « Pierre, assimilé par son nom au roc, a été par le Seigneur placé comme le fondement de l'Église : Tu es Pierre, etc. » Raban dit que tous les fidèles dans le monde peuvent comprendre que tout ce qui les sépare d'une manière quelconque de l'unité de la foi ou de sa communion ne peut ni être absous des liens du péché, ni passer par la porte du royaume du Ciel. En conséqueace, le Seigneur a donné à Pierre des pouvoirs extraordinaires sur tous les Apôtres par ces mots : « Et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères '. » Il dit encore : « Si à l'époque du prêtre figuratif, c'était un péché de s'opposer à la sentence du Pontife, à cette époque de grâce et de vérité révélées, quand on sait que la plénitude de la puissance a été donnée au Vicaire du Christ, n'est-ce pas un péché qui ne peut être toléré, ni dans la foi ni dans la morale de dogmatiser contrairement à sa définition, d'approuver ce qu'il réprouve, de rebâtir ce qu'il détruit et de défendre ce qu'il condamne ^ »
IX. Le Concile de Lyon, en 1274, a rédigé une forme de profession à faire per modum juramenti par les grecs dans les termes suivants : « La sainte Eglise romaine a la suprématie pleine et suprême et la principauté sur l'Église universelle qu'elle reconnaît elle-même vraiment et humblement avoir reçues du Seigneur lui-même, dans la personne du bienheureux Pierre, Prince et Chef des Apôtres, avec plénitude de pouvoir.
4. Opusc, VI, in Symbol. Apost. {Oper,, t. XVII, p. 70). Edit. Ven.
2. S. BoNAv., in Eocpos. reg. fratrum minorumf cap. i, t. VII, p. 332, Romae, 1596.