IV
rÉ\'êque, du chapitre, des théologiens de TUniversîté de Paris dans le siècle qui précéda le Concile de Constance.
V. Ce que l'on enseignait à cette époque à Paris s'enseignait en Angleterre. Thomas Bradwardine, Archevêque deCantorbéry, mort en 1349, dit dans la préface de son De causa Dei : « J.e sais ce que je ferai ; je me confierai à ce vaisseau qui ne peut jamais périr, la barque de Pierre, car en elle notre seul Chef et Maître, le Christ, est assis et enseigne, pour nous apprendre mystiquement que, dans la barque de Pierre, l'Église de Rome, l'autorité et l'enseignement (magisterium) de toute doctrine chrétienne doivent résider. Je me soumets donc au jugement d'un maître si grand et si authentique, et m'y conforme pleinement, ainsi que mes écrits, aujourd'hui et plus tard *. »
VI. Clément VI, écrivant au Patriarche arménien, s'exprime ainsi : « Si tu as cru et crois encore que le Pontife romain seul, quand il surgit des doutes au sujet de la foi catholique, peut y mettre un terme par une détermination authentique à laquelle nous devons inviolablement adhérer ; et que tout ce qu'il regarde comme vrai est vrai et catholique par l'autorité des clefs à lui confiées par le Christ ; et que ce qu'il détermine comme faux et hérétique doit être regardé ainsi*. » Clément enjoint ici clairement aux arméniens de croire à l'infaillibilité du Pontife romain comme à une vérité révélée.
VII. On n'en finirait pas avec les citations de saint Thomas, mais ces quelques mots suffiront. « En conséquence, le Seigneur dit à Pierre qu'il faisait Pontife suprême : « J'ai prié pour toi, A Pierre, pour que ta foi ne faiblisse point, et toi, quand tu seras « convertis affermi, tes frères. » Et la raison en est que la foi de toute l'Église doit être une... laquelle ne peut se maintenir ainsi à moins que les questions de foi ne soient décidées par celui qui préside sur toute l'Église, de manière que la sentence soit acceptée fermement par toute l'Église*. » Et plus loin : « Et
i, Bràdwâkd., De causa Dei, prœf., Eccl. Lond., 1618.