S. Ansbliu Epist, ad Humbertum, lib. III, lxix, p
4. S. B£BifARDi ad Itmoc, P. Epist., cxvi, t. IV, p. 431, edit. Paris, 1724.
XIII. Dansle même siècle, c'est-à-dire enTan 1 149, Anselme, Évoque d'Avelburgh, fut envoyé par l'empereur Lothaire à Gonstantinople. Il eutlàdes discussions publiques avecNéchites, Archevêque de Nicomédie, au sujet des erreurs des g-recs. Suivant le désir d'Eugène III, il écrivit ensuite ces controverses. Il faut penser qu'Anselme était allemand, et par suite représentant d'un pays éloigné des influences de Rome. Il essayait également de ramener les grecs de leurs erreurs, dont une était la négation des prérogatives du Siège de Pierre en fait de juridiction et de foi. Anselme avait tous les motifs de réduire à leurs limites les plus étroites les doctrines nécessaire^ à la réconciliation.
(^omme représentant de FÉglise catholique, il parle ainsi à l'Orient séparé : « La sainte Église romaine, choisie avant toutes les autres par le Seigneur, a été gratifiée et bénie par lui d'un privilège spécial; et par une certaine prérogative, elle est prééminente, et, par droit divin, elle a l'excellence sur toutes les Églises. Car, pendant que d'autres Églises, à diverses époques, ont été possédées par des hérétiques et ont chancelé dans la foi, celle (l'Église) fondée et consolidée sur le roc est toujours restée inébranlable et n'a jamais dévié, par les arguments faux et sophistiques des hérétiques, de la simplicité de la foi, maintenue par Simon Barjon, parce qu'elle a toujours été défendue contre des controverses trompeuses, par l'égide de la sagesse divine, par la grâce du Seigneur; car elle n'a jamais été ébranlée parla terreur des empereurs et des puissants du monde» parce que, par la force du Seigneur et le bouclier d'une forte patience, elle a toujours été assurée contre tous ces assauts. C'est pourquoi le Seigneur, (sachant) que d'autres Églises seraient Jiorriblement dévastées par les ravages de l'hérésie, et que l'Église romaine qu'il a fondée sur le roc ne serait jamais affaiblie dans la foi, a dit à Pierre : « J'ai prié pour toi, Pierre, afin que « ta foi ne périsse ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes « frères. » Gomme s'il avait dit ouvertement : Toi qui as reçu cette grâce, que pendant que ceux-ci feront naufrage dcuis la foi, tu resteras toujours constant et immuable dans la foi.