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LIVRE III, DOCUMENT CCXXXIII

XXI. Du troisième Concile de Gonsiantinopley au vu® siècle, reçu par TÉglise grecque, nous passerons au Concile de Chaicédoioe, un des quatre premiers Conciles généraux, reçus au moins en profession par les anglicans. Ceci nous conduit à une époque d'unité indivise, et, par suite, comme ils l'appellent, d'infaillibilité.

Maintenant il est certain que saint Léon, dans le langage le plus explicite, a réclamé pour le Siège et le successeur de Pierre une stabilité indéfectible dans la foi. Il y a deux ans, j'ai cité son témoignage tout à fait suffisant à prouver cette assertion. Je n'y ajouterai aujourd'hui que deux courts passages. Prêchant pour Fanniversaire de son élection au Pontificat, il dit : « Non seulement la dignité apostolique, mais encore la dignité épiscopale da bienheureux Pierre entre dans notre solennité, et il ne cesse jamais de présider sur son Siège, et il a toujours une connexion persistante avec le Prêtre éternel. Car cette solidité qu*il a reçue du Christ, le véritable roc, quand il a été fait roc, il la transmet à ses héritiers*. »

Plus loin : « La solidité de cette foi commise au Prince des Apôtres est perpétuelle '. » « Si donc quelque chose est fait ou décidé par Nous selon les vrais principes... c'est par Tœuvre et les mérites de celui dont le pouvoir survit et dont l'autorité est suprême sur son Siège.. . car la foi de Pierre est divinement gardée par une telle solidité, que ni la dépravation hérétique n'a pu la violer, ni la perfidie païenne la détruire '. »

Ce fut avec cette conscience de son mandat et de ses prérogatives que saint Léon envoya sa lettre dogmatique au Concile de Cbalcédoine. Il défendait péremptoirement, dans sa lettre à l'Empereur, de discuter la doctrine de foi comme si elle était douteuse. Aux Pères du Concile il écrivait : u Maintenant, je suis présent par mes vicaires et dans la déclaration de la foi catholique je ne suis pas absent : de sorte que vous ne pouvez

1. S. Leonis Opéra, in Anniv. Assump, serm. y, 4, edit. Ballerini,

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