Ibid., serm. ni
ignorer ce que Nous croyous par Taiicienne tradition, vous ne pouvez douter de notre désir; en conséquence, très chers frères, rejetez immédiatement Faudace de disputer contre la foi divinement inspirée, laissez dans le silence la vaine incrédulité de ceux qui errent. Qu'il ne soit permis à personne de défendre ce qu'il n'est pas permis de croire. Dans les lettres adressées par Nous à rÉvèque Flavien, de bienheureuse mémoire, il a été pleinement et clairement déclaré quelle est la pieuse et sincère confession au sujet du mystère de rincaraation de Noire- Seigneur Jésus-Christ. * »
Après la lettre dogmatique de Léon à Flavien, les Évèques s'écrièrent : « Ceci est la foi des Pères, ceci est la foi des Apôtres. Ainsi nous croyons tous, ainsi croient les orthodoxes. Anathème sur ceux qui ne croient pas ainsi : Pierre a parlé par Léon*. »
Dans leur lettre à saint Léon, les Pères du Concile déclarent qu'il conserve pour eux la foi, « siégeant comme interprète de la voix du bienheureux Pierre (ics^i tyjç tou (Aoixapiou n^pou (pa>v9)c ip[XY)vebçxaô((rrdt(uvoç). Voilà pourquoi nous aussi, vous prenant comme notre chef dans ce qui est bon et profitable, avons manifesté aux enfants de l'Église l'héritage de la vérité... » D'eux-mêmes ils disent qu'il a présidé sur eux comme « la tête sur les membres » {&ç xecpaX:)) {acXôîv). Enfin ils le prient d'honorer leur jugement de sa sentence (t{|X7i<tov xal raTç <TotTç ^îj^poiç -riiv xpfeiv) ». Mais saint Léon abrogea et annula le jugement relatif à la préséance de Constantinople immédiatement après Rome. Les Légats protestèrent^. Saint Léon écrit à l'impératrice Pulchérie : « La piété de votre foi, s'unissant avec Nous, Nous déclarons nulle, et, en vertu de l'autorité du bienheureux Apôtre Pierre, Nous abrogeons la décision des Évèques contraire aux règles des saints canons établis à Nicée ^. »
i. S. Lbonis Epist Gxcni, p. d069.