LIVRE III, DOCUMENT GCXLIV
la critique « contemporaine », que son jugement sur les choses de rÉglise et du monde est plus éclairé et plus assuré que celui de ses contradicteurs. Personne assurément ne lui niera cette conviction. Mais enfin il doit tolérer l'expression de quelque dissentiment.
A travers les certitudes qu'il étale, Mgr Maret ne se déclare pas néanmoins exempt des faiblesses de la sagesse humaine, toujours courte par quelque endroit. Il concède qu'il peut être dans l'erreur, et il proteste qu'il se rétracterait de bonne grâce si son erreur lui était démontrée. Gomment veut-il qu'on lui rende ce service, s'il n'écoute pas la contradiction et si elle l'exaspère à ce point? Toute sa défense jusqu'ici consiste à crier qu'on ne l'a pas lu, qu'on ne l'a pas compris, qu'on lui fait dire ce qu'il ne dit pas, qu'on en veut à sa liberté. Et contre qui porte-t-il ces accusations barbelées d'épigrammes peu opportunes ? Contre des Évèques qui ont pris la liberté de lire, à sa prière, ce qu'il a pris la liberté d'écrire. Est-ce qu'il veut réduire les Évéques à ce jugement d'adhésion qu'il regarde comme si peu de chose lorsqu'il s'agit des constitutions pontificales ? Cette prétention ne saurait passer.
Nous le prions de remarquer que nous pourrions ici tourner contre lui, avec plus de raison, l'étrange argument dont il se servait naguère contre nous-méme pour nous interdire de toucher à son livre : en défigurant ainsi l'opinion de ses collègues et en les mettant dans l'impossibilité de le contredire sans s'exposer à la grêle de ses gémissements contre leur manque d'intelligence ou de justice, il attente à la liberté du Concile, et il met fort en doute devant le public sa part d'infaillibilité.
Chose bizarre ! Mgr Maret fait son livre contre la puissance du Pape en faveur de la puissance du Concile, et il semble avoir beaucoup plus peur des Ëvêques que du Pape. Il parle du Pape comme du « plus sage » du « plus juste des Pontifes » (ce que nous ne contredisons point), tandis que les Ëvêques sont taxés d'irréflexion, d'incompréhension, accusés de peu de science et de peu d'équité.
Si Mgr Maret y réfléchit, ces promptitudes et ces incohé-
omme et lad
trës simple, que nous sommes étonné iémontrerait que sa liberté n'est nallel'est pas trompé, que peut-il craindre?
ressort au jugement de l'Esprit-Saint.
pleinement la liberté de se tromper ; et rté de reconnaître son erreur?
Locts Veuillot.
21 octobre 1S69)
i Louis Yen ii lot, pour meltreeD garde les iecteun articles de ce jouroal. Le E>rélat annoDce qu'il rélicteurs.
Paris, ce 21 octobre 1869.
acteur en cbef,
le vous adresser une réponse aux attaqui se sont produites depuis dix jours
polémique continue, je crois utile d'at-
près de son terme.
aujourd'hui à avertir vos honorables
ne donne pas une idée exacte et com-
osée dans mon livre ;
B doctrine des conséquences arbitraires
Qstamment, dans sa discussion, ce qui