Voir doc. clxviii
de voix sacerdotales et lévitiques, que l'impression, déjà vive au début, augmeotait k chaque verset du cantique sacré ; la prière, plus émue, devenait plus ardente, et parce qu'elle était plus ardente, elle produisait dans l'&me une assurance plus grande d'être exaucée.
Il n'y a que l'Église pour avoir le secret de ces rapprochements soudains entre le ciel et la terre : on ne vit pas de sa vie sans les sentir ; mais il est des instants où le sentiment qu'on en a devient si fort, qu'il semble le fait d'une perception évidente plutôt que d'un acte de foi.
Pour rendre les tressaillements de mon Ame aussi bien que de la vôtre. Messieurs, je devrais reprendre l'un après l'autre tous les mots de ce beau cantique de Zacharie...
Et tu, puer, propheta Allissimi vocaberis : praeibis enim ante faciem Domini parare vias ejus. Prêtres et Ëvëques, nous ne sommes que des enfants devantDieu. Pour ma part, en m'avancant vers le Concile, je ne serais que vrai en disant avec le Prophète : « Ah ! ah ! ah ! Seigneur Dieu : voici que je ne sais <' pas parler, car je suis un enfant. Et dtxi : A, a, a. Domine « Dem : ecce nesdo loqui, quia puer ego sum >. » Et pourtant, qui que nous soyons, nous voilà mis en demeure de devenir des prophëles. < Ne dites point ; Je suis un enfant : car vous irez partout oîi je vous enverrai, et vous porterez toutes les paroles que je vous commanderai de dire^. »
Pour nous, comme pour les Prophètes d'autrefois, il s'agit de rendre témoignage à la vérité, et de marcher devant la face de Dieu pour lui préparer la voie : car il viendra lui-même après ceux qu'il députe, et il confirmera le jugement de ceux qui auront parlé en son nom...