‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 259 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CCLX · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CCLX

nitions, quelles qu'elles soient, apparaîtront avec cet éclat lumineux, mais doux et serein, de la vérité divine, éclat que les aveugles seuls ne voient pas et qui ne pourrait blesser que les yeux déjà malades...

Le Secrétaire de la rédaction,

Gustave âllard.

(6 noYembre 1869)

Le TMti de Londres se déclare autorisé à démentir, pour la troisième fois, Je bruit répandu que rArchevéque de Westminster se proposerait de provoquer au Concile la définition de la « doctrine de TÉglise sur rinfaillibilité du Saint- Siège ».

Deux fois déjà, nous avons été autorisés à affirmer que rArchevéque de Wesminster n'a jamais eu Tintention de proposer au Concile de définir la doctrine de l'Église sur l'infaillibilité du Saint-Siëg-e. Cette histoire, imaginée, nous le supposons, par Janus, persiste malgré tout. Elle est de nouveau racontée dans un article publié sur ce livre par la Pall-Mall Gazette et aussi dans un journal anglican. Nous le répétons pour la troisième fois, nous sommes autorisés à dire que ce bruit est absolument faux. Le Prélat n'a pas et n'a jamais eu une semblable pensée. La persistance que Ton met à propager cette histoire nous porte à croire que les ennemis de l'Ëglise attachent une grande importance à la faire circuler. Mais on ne voit pas tout d'abord pourquoi Sa Grandeur a été choisie pour en être l'objet, alors surtout que tant d'Évèques étrangers ont écrit avec la même fermeté et dans le même sens. Nous n'entendons rien dire de semblable de l'Archevêque de Malines, ni des Évêques de Poitiers, de Nîmes ou de Versailles. Nous ne voyons à ce fait qu'une seule explication plausible : on a trouvé plus convenable de donner à croire que les Évêques français, tout au moins, ne partagent pas les mêmes opinions.

m . LE CONCILE DU VATICAN.

(4 noYembre 1869)

Les AnnaU» religieiUêi dn diocèse d'Orléans reproduisent les adieux du clergé à son Évoque et la réponse de ce dernier. Noble déclaration de Mgr Dupanloup touchant sa soumission aux futures décisions du Concile, quelles qu'elles soient, « conformes ou contraires à ses vœux et à ses votes ».

Jeudi derniery 4 novembre, fête de saint Charles Borromée, avait lieu à Tévèché d'Orléans une scène touchante.

Saint Charles est le patron du clergé Orléanais qui, tous les ans, en célèbre la fête avec grande pompe. Les prêtres de toutes les paroisses et communautés de la ville et MM. les curés des paroisses voisines se réunissent en grand nombre à la cathédrale ; un panégyrique solennel est prononcé ; une procession sptendide se déroule le i^oir dans les nefs de la basilique. C'est la fête de ce saint illustre, grand Évêque, grand promoteur de la discipline ecclésiastique, et dont le zèle contribua si puissamment à Theureuse conclusion du Concile de Trente, que le clergé Orléanais, dans une délicate pensée, avait choisie pour offrir ses adieux et ses vœux à son Ëvêque, sur le point de partir pour Rome aGn de prendre part aux travaux du prochain Concile.

Entre les offices, vers 2 heures de l'après-midi, MM. les vicaires généraux, le Chapitre, MM. les curés et vicaires d'Orléans, et une foule d'ecclésiastiques venus des paroisses voisines, et même des paroisses éloignées, plus nombreux encore que de coutume, se rendirent à l'évêché et furent reçus par Mgr Dupanloilp dans la grande salle synodale. M. Fabbé Des brosses, doyen du Chapitre, parla au nom de tous.

Il rappela d'abord les luttes soutenues pour le Saint-Siège par Mgr l'Évêque d'Orléans, qui eut l'honneur, on le sait, de donner» le premier, le signal de ces grandes manifestations épiscopales en faveur de la souveraineté temporelle du Pontife- Boi, sans lesquelles le cœur magnanime de Pie IX lui-même

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