‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 304 sur 536 · IBIMUS · texte numérisé non relu

IBIMUS

Mais enfin et après tout pourquoi s'alarmer? L'Église est réunie autour de son Chef, et ne savons-nous pas que l'Église est l'œuvre du Fils de Dieu, gouvernée par l'esprit de Dieu ; l'œuvre de la sapience divine, gouvernée par l'amour divin?

Louis Vel'illot.

(18 novembre 1869)

L'iivéquu (le Laval écrit au directeur de la Semaine religieuse de son diocèse qu'il « déplore prorondément la lettre de Mgr Dupanloup >, et qu'il « persiste plus que jamais dans ses précédentes déclarations sur rinfaillibilité doctrinale du Pape ».

Laval, le 18 novembre i869.

Monsieur le Directeur,

Uuc brochure de 88 pages m'est arrivée ce matin. Elle est de Mgr TÉvèque d'Orléans, et fera très certainement beaucoup plus d'impression dans mon religieux diocèse que dans celui d'où elle vient.

Je déplore profondément cette publication, et je persiste plus que jamais dans mes déclarations antérieures sur l'infaillibilité doctrinale du Pape. Le Concile général, sous l'assistance

LIVilE |[f, DOCUMliiNT CCLXVI. 487

divine promise à TËgltse dans la personne de son Chef, saura s'il doit proclamer ce dogme ou en réserver la publication pour des temps meilleurs. Mais, quoi qu'il en soit, le successeur de saint Pierre est et restera le docteur infaillible du peuple catholique.

Je tiens, monsieur le Directeur, à ce que ces lignes auxquelles je ne peux ni ne veux rien ajouter, paraissent demain dans la Semaine religieuse de Laval.

Recevez, etc.

Casimir, Évêque de Laval.

(19 novembre 1869)

Mgr Guillaume René Meignao, Évéque de Chùlons, rectifie une asserlion de YUiiivers relative à son livre : Le Monde et l'Homme primitif. Si la question de Tinfaillibilité, ajoute-t-il, est posée au Concile, il exprimera là toute sa pensée. Du reste, il partage complètement Tavis de Mgr TÉvéque d'Orléans et déplore ces débats publics qui irritent les esprits, et il se plaît à honorer dans Mgr Maret « l'écrivain courageux, l'esprit éminent, le saint Ëvéquc et l'ami cruellement outragé ».

Paris, le 19 novembre i869.

Monsieur le Rédacteur,

Au moment de quitter Paris pour me rendre au Concile, je lis dans VUnivers une note inexacte au sujet de mon nouvel ouvrage, Le Monde et V Homme primitif.

C*est à tort que Ton voudrait, même indirectement, associer ce livre à la polémique présente sur Tinfaillibilité du Souverain Pontife,

Le volume ne vient point d'être publié, comme le dit la note ; seulement, un second tirage a été mis tout récetnment en vente. Quand, au mois de juin dernier, paraissait mon livre, celui de Mgr Maret n'était pas encore imprimé.

Mon but a été uniquement de faire, en vue du Concile œcuménique et sur une question qui prçoçcupe aujourd'hui les

esprits, un travail propre à jeler quelque jour sur la difficile question des rapports de la foi et de la science.

Si la question de Tinfaillibililé du Souverain Pontife est posée aux juges du Concile œcuménique, je me réserve d'exprimer là seulement toute ma pensée.

Je m'en réfère d'ailleurs à la dernière lettre pastorale de Mgr rÉvèque d'Orléans, avec laquelle ma pensée est pleinement d'accord.

Tous les catholiques admettent aujourd'hui l'infaillibilité du Pape. Mgr Maret l'admet aussi bien que M. Bouix; mais si les uns veulent l'infaillibilité personnelle et séparée, les autres comprennent la question différemment.

Au milieu de ces débats, dont la publicité et le caractère irritant sont profondément regrettables, je me plais à honorer, dans Mgr Maret, l'écrivain courageux, l'esprit éminent, le saint Évêque et l'ami cruellement outragé.

Je vous prie, Monsieur le Rédacteur, de vouloir bien insérer cette lettre rectificative dans un de vos prochains numéros, et de croire à ma considération distinguée.

Guillaume, Évêque de Châlons.

(20 novembre 1869)

VUnioers explique le passage d'un de ses articles relatif au livre do l'Évéque

de Châlons.

Nous croyons utile de reproduire une fois encore les ligues que nous avons déjà empruntées à la préface de Mgr Meignan :

(( Nous n'avons pas la vaniteuse prétention d'être leur émule, nous marchons humblement sur leurs traces illustres. Puisse le Ciel aider notre faiblesse dans une tâche que nous ne voulons accomplir qu'en soumettant notre pensée aujtigement infaillible du Saint-Siège. »

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