‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 395 sur 536 · LIVRE m, DOCUMENT CCLXXXI · texte numérisé non relu

LIVRE m, DOCUMENT CCLXXXI

Et jetant aux hommes les plus honorables les plus sensibles injures, flétrissant ce qu'il y a de plus délicat en eux, Thonneur de leur foi, les assimilant aux sceptiques, aux jansénistes, aux protestants, aux manichéens, ils ajoutaient :

« L'Église condamne le protestantisme, elle condamne le libéralisme : cela suffit '.

« D y aurait du péril à distinguer entre le bon et le mauvais libéralisme. Cest comme si on voulait distinguer entre le bon et le mauvais protestantisme '.

ce Qu'arriverait-il si Ton se proclamait vrai manichéen, vrai janséniste, pour se séparer des manichéens et des jansénistes condamnés ' ? »

Quelle odieuse et absurde équivoque! le pire manichéen, le pire janséniste, c'est assurément le vrai manichéen, le vrai janséniste. Tandis qu'au contraire plus on se sépare des faux libéraux pour n'admettre que les légitimes libertés, et plus on est honnêtement et vraiment libéral, et nullement condamné par l'Église.

Mais non, poursuivaient-ils : « Le libéralisme ne fait aucune distinction du bien et du mal; ce qui est la même chose que d'admettre l'existence éternelle et égale de deux principes contraires ^; » comme faisaient les manichéens.

Et c'est ainsi qu'ils répètent aujourd'hui : « L'Église a flétri LE LIBÉRALISME, et uous lui disous avcc foi dans la toutepuissance qui lui a été donnée : Perdes omnes qui loquuntuT

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