‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 397 sur 536 · Ihid., 25 octobre · texte numérisé non relu

Ihid., 25 octobre

violences et les faits impies, quxtimus utrum tauâ facta... il réprouvait leur faux libéralisme et leur civilisation, à eux : HUJusMODi avu^iTATi. Mais il proclamait en même temps et à rencontre, la vraie civilisation, le vrai libéralisme. Il déclarait que rÉglise est et a toujours été la mère et la nourrice de la vraie civilisation : Ipsa v£R£ cwilitatis continenter fuit patrona et altrix; et il rappelait Y administration libérale ^ les institutions libérales^ qu'il avait lui-même, en même temps que d'autres princes italiens, données à ses sujets : liberiorem admifùstratûh nem; liberiorbs institutiones.

La fameuse 80* proposition du Syllabus, d'où vous avez voulu conclure Tincompatibilité de TËglise avec le libéralisme, le progrès et la civilisation moderne, n'a jamais eu d'autre sens.

J'ai dit alors, et le bon sens français a de suite compris, que cette proposition n'avait pour but que de dégager le Saint-^ Père d'une déplorable confusion d'idées, et de repousser une impertinence et une injure. C'est, disais-je, comme si, aux adversaires qui le somment de se réconcilier et de transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne, le Pape répondait : « Ces mots ont besoin d'être définis, car ils dési* gnent des choses très complexes. Avec ce que les ennemis de la religion cachent d'injuste et de mauvais, de révolutionnaire et d'impie sous ces mots, le Pape ne peut pas et ne doit pas se réconcilier ni transiger : le lui proposer, serait une horreur! Avec ce qu'il peut y avoir de vraiment bon dans le progrès, de vraiment utile dans la civilisation moderne^ de vraiment libéral et chrétien dans le libéralisme, le Pape n'a pas à se réconcilier ; le lui dire, serait une impertinence : car c'est lui qui est sur la terre le plus auguste représentant de ces choses. Ce serait comme si l'on disait à un honnête homme : Réconciliez-vous avec la justice. »

Voilà, Monsieur, les distinctions qu'il est nécessaire de faire ici, sous peine de défigurer les enseignements du Saint-Siège, et de calomnier indignement vos adversaires.

Mais il vous va mieux, Monsieur, de faire du mot libéra-

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