‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 410 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CCLXXXI · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CCLXXXI

Voici donc ce prêtre Orléanais, lecteur impénitent de V Univers, qui confond en Pie IX le Pontife et le roi, et attribue au roi des actes du Pontife V

Mais c'est assez sur ce sujet. Assurément, Monsieur, vous n'accuserez pas saint François de Sales d'avoir cherché à diminuer le respect et le dévouement dus au Saint-Siège. Eh bien, c'est lui qui a écrit, dans le sentiment qui m'a fait parler ici moi-même, les paroles suivantes, que vos lecteurs et vousmême devriez méditer :

« En cet âge, qui redonde en cervelles chaudes, aiguës et contetiiieusesy il est malaisé de dire chose qui n'offense ceux qui, faisant les bons valets, soit du Pape, soit des princes, ne VEULENT QUE JAMAIS ON s'arrête HORS DES EXTRÉMITÉS, uc regardant pas qu'oN NE SAURAIT FAIRE PIS POUR UN PÈRE quc de lui Ater l'amour de ses enfants, ni pour les enfants de leur ôter le respect qu'ils doivent à leur père. »

Ceux qui « ne veulent que jamais on s'arrête hors des extrémités », sont de bien dangereux amis. Monsieur. Ils peuvent faire bien du mal.

Ah ! Saint-Père, vous pour qui je donnerais ma vie et mon sang comme une goutte d'eau, après vous avoir consacré tant de labeurs et tant de veilles, je souffre, quand je vois ceux qui se disent vos amis, vous manquer à ce point de respect, et, par des flatteries sans gravité et sans décence, parce qu'elles sont sans mesure, vous exposer ainsi à la risée de nos ennemis et des vôtres I

Vous en êtes. Monsieur, de ces dangereux amis. J'en ai donné dans cet écrit assez et trop de preuves : je n'en veux plus citer qu'un exemple, mais vraiment prodigieux, et qui montre à quelles extrémités vous vous laissez emporter, et où vous voudriez conduire l'Église.

Ce n'est pas assez de forcer la porte du Concile^ d'élever « un immense cri » ; de poser et trancher les questions de doctrine, de dicter à la future Assemblée ses définitions, de pour-

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