Vniverê, 8 novembre' i
suivre et dénoncer tous les catholiques, laïques etÉvèques, qui ne vous suivent pas dans ces excès. Vous prenez encore, avec une audace d'intrusion qui n'a pas de bornes, Tinitialive et la décision des plus délicates questions sur les rapports de TÉglise avec les États; vous tracez ici à FËglise un programme, un idéaK
« S'il n'y a plus de princes catholiques, vous écriez-vous, que nous importent les princes? >
Et il n'y a plus, en effet, selon vous, de princes catholiques. Vous le dites et le répétez. « L'Église » — toujours VÉglise, Monsieur! — « l'Église constate qu'ils sont dehors. La rupture est déclarée, elle s'y plie. »
C'est pourquoi, en dépit de tant de nations chrétiennes avec lesquelles le Saint-Siège a fait et maintient des concordats : « Les concordats, continuez-vous, seront détruits. » Et même ils le sont : « L'Église et l'État sont séparés de fait. »
Voilà ce que vous déclarez.
Puis, vous faisant à la fois prophète de l'avenir et conseiller du Pape et de l'Église, en ces temps, Monsieur, de crise profonde, la plus grave peut-être qu'ait traversée l'Église, vous annoncez, avec votre aisance accoutumée, ce que va devenir la société, et ce que l'Église devra faire.
La société va périr, et bientôt.
' Car elle est sur un cloaque. « La société est aveuglée par son péché... elle est captive du mal... elle ne sait plus... elle ne raisonne plus... elle périra... » « Les monstres pullulent... des cloaques sur lesquels sont bâties nos académies... un nouvel islamisme peut instantanément surgir. »
« Un océan de fange va envahir le genre humain, et le reportera jusqu'aux autels de Tibère et de Néron... »
De cela, dites-vous, a nous sommes, pour notre part, convaincu ».
Et alors, lançant la malédiction et les pierres du Vatican sur cette société que vous condamnez à périr, vous vous écriez : « Des débris du Vatican, Dieu lapidera la race humaine. Ces pierres du Vatican rouleront par le monde, écrasant les trônes, les demeures, et jusqu'aux tombeaux. »