‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 414 sur 536 · CCLXXXIII · texte numérisé non relu

CCLXXXIII

(26 novembre 1869)

Réflexions de Veuillot sur Y Avertmement. L'accusé se propose de parler le moins possible pour ne pas perdre lous les avantages que lui donne un adversaire « trop irrité ».

La nouvelle pièce de Mgr l'Évèque d'Orléans paraissait hier dans le moment que nous l'annoncions. Encore qu'elle soit tout entière dirigée contre nous, l'auteur a oublié de nous lacommuniquer, et nous sommes obligé de l'emprunter à sa feuille favorite, le Français,

Elle est longue. Néanmoins, nous ne pressentons aucune nécessité d'y répondre longuement. Cette querelle particulière ne fera pas diversion à des objets plus graves et sera, Dieu merci, vidée en peu de mots. Nous dirons le moins possible, ne voulant pas risquer de perdre tous les avantages que nous fait un adversaire trop irrité.

Sur l'acte pastoral de l'autre jour, nous ne voulionspas être assez libres; sur Pacte personnel d'aujourd'hui, nous ne voulons pas l'être trop, et nous écartons ce péril plus encore que l'autre. Mgr Dupanloup peut avoir le goût de s'escrimer en académicien et même en journaliste; nous baissons la pointe, et nous laissons passer l'Évêque. Tous les coups dont il pourra nous atteindre, et que nous aurions pu parer, nous affligeront moins que la fantaisie de ce déguisement. Du reste, le premier déplaisir en est depuis longtemps épuisé.

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