‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 419 sur 536 · LIVRE III, DOCUMENT CGLXXXIV · texte numérisé non relu

LIVRE III, DOCUMENT CGLXXXIV

Prélat, afin sans doute de mieux cacher son jeu, se laissait traîner sur les bancs de la police correctionnelle, pour avoir défendu au péril de sa liberté, l'autorité du Chef de l'Église et du Souverain de Rome.

Le saint et courageux Ëvéque n'a pas cru pouvoir garder le silence, en face des prétentions et des violences de V Univers, qui essaye vainement de transformer en révoltés les plus ardents défenseurs de TÉglise. Il a voulu dire à ce journal ses vérités, ouvertement, loyalement, et sans s'abriter un seul instant derrière sa dignité épiscopale. C'est l'objet d'une nouvelle lettre adressée à M . Louis Yeuillot par l'infatigable Prélat , au moment même de son départ pour Rome. Adversaires de ce journal, nous garderons ici une réserve que Ton comprendra. Nous sommes fiers, émus, fortifiés, en nous voyant ainsi défendus. Mais nous sommes surtout heureux de voir un grand Evèque séparer publiquement la cause de la religion de tous les excès do la presse, nul n'a le droit de parler tous les jours au nohi de l'Église, et de la régenter en prétendant la défendre. Que Dieu soit loué ! bientôt l'Église va parler elle-même, et nous inclinons d'avance nos cœurs et nos consciences vers Rome, prêts à écouter, à croire, à obéir, à aimer!

Léon Lavedan.

Page 1