LIVRE m, DOCUMENT CCCVIÏI
Maintenant que feront les Évèques jansénistes? Iront-ils au Concile? Ou bien, sous quelque prétexte, demeureront-ils chez eux, et allégueront-ils Tignorance à Tégard de tout ce qui se fera à ce Concile? Dans ce dernier cas, ils se condamnent eux*mêmes par la preuve de fait qu'ils donneront qu'eux, Évèques jansénistes, n'appartiennent pas à TÉglise catholique. Et cependant ils ne peuvent rien alléguer qui les autorise à ne pas paraître au Concile général, soit en personne, soit par des fondés de pouvoir. S'ils étaient eux-mêmes empêchés par la maladie ou par d'autres justes motifs d'aller en personne au Concile, alors ils seraient au moins obligés d'y paraître par des fondés de pouvoir, eux qui ont toujours appelé du Pape au futur Concile, et qui prétendent être des Évèques légitimes aussi bien que tout autre Évèque de l'Église catholique.
Il est manifeste que Pie IX a ordonné à tous les Évèques de se rendre au Concile général, et que cet ordre a été publié à Rome dans la forme usitée ab antiquo, par où il est établi que les Évèques doivent regarder la publication de ce décret fait à Rome, comme faite à chacun en personne ; en sorte que si l'un ou l'autre Évèque, pour quelque circonstance ou raison que ce soit, n'avait pas reçu personnellement une copie authentique de cet appel, il serait néanmoins tout autant obligé d'être présent au Concile général, que s'il avait reçu personnellement cette invitation.
Les Évèques jansénistes n'ont donc aucun prétexte pour se soustraire au Concile général. Et si néanmoins ils le faisaient, le Concile général, qui certainement ne manquera pas de traiter aussi du jansénisme, ne sera pas moins valable même pour les jansénistes, attendu qu'un Concile œcuménique a toujours eu et exercé le droit de condamner aussi les absents — d'autant plus que ces Évèques jansénistes absents ont itérativement appelé du Pape au Concile général — et que maintenant ils ne se présentent pas à ce Concile, auquel ils ont itérativement appelé.
Nous prions les laïques jansénistes, qui suivent de bonne foi leur clergé, d'y faire bien attention. Car maintenant, au Concile général, on verra nettement si et jusqu'à quel point
leurs Évêques sont dignes de la confiance que les laïques leur accordent.
En effet, ou ils paraissent au Concile, ou, sous quelque prétexte, ils s*en abstiennent.
Dans le premier cas, en prenant part au Concile, ils doivent se soumettre à la décision qu'il prendra.
Dans le second cas, en se soustrayant au Concile, ils donnent la preuve que leur appel au Concile était aussi faux que trompeur, de même que Ta toujours été leur prétention de vou* loir vivre en communion avec le Pontife romain.
Dans Tun et Tautre cas, il faut espérer qu'on verra la fin de ce schisme qui tient séparées de nous, pour leur propre préjudice et leur perte, tant de personnes bien intentionnées qui croient et professent avec nous presque tout ce que l'Église catholique enseigne et professe.
Lettre envoyée de Rotterdam par c un membre de V Église cathoUeoromaine appartenant à la Clerezie », au directeur du Tijd, en réponse à la question précédente, et réflexions de ce journal sur cette dernière lettre. (9 novembre, 1868.)
U y a quelque temps, nous prîmes la liberté d'appeler l'attention des membres de la Clerezie épiscopale de Néerlande sur le Concile général que Sa Sainteté le Pape Pie IX a convoqué pour Tannée prochaine. A l'occasion de notre article nous recevons aujourd'hui de Rotterdam une lettre d'un membre de rÉglise catholique romaine appartenant à tancienne Clerezie. £n même temps il nous est arrivé — quoique la lettre n'en fasse aucune mention — une longue pièce imprimée dans laquelle deux Membres de l'administration ecclésiastique de la paroisse catholique romaine de la Clerezie épiscopale de Dordrechty font une adresse aux ecclésiastiques de la Clerezie épiscopale en Néerlande. Dans cette adresse, on inculque de diverses manières aux très vénérés et révérends ecclésiastiques de la Clerezie le devoir de se présenter au prochain Concile général oa