LIVRE III, DOCUMENT CCCVIII
(c En tout autre cas, nous nous croirions obligés de soutenir ce que nous avons écrit, et nous remplirions cette obligation; maintenant cependant nous pensons pouvoir nous abstenir de toucher ces points et d'autres encore contenus dans vos remarques, car le prochain Concile général — dont l'infaillibilité en matière de foi a toujours été admise par la Clerezie oomme par les autres catholiques — ne manquera sans doute pas de se prononcer sur ces différends et autres semblables.
« Seulement, nous croyons devoir ajouter une explication à propos d'une fausse appréciation à laquelle notre lettre susdite vous a donné occasion.
« A notre avis, les différends de notre Clerezie, dont nous disons qnHls ont rapport aux droits domestiques de rÉglise en Néerlandey ne touchent aucunement à la foi. La Clerezie tout entière admet sans changement tout ce que l'Église catholique a déclaré être sa doctrine. C'est un fait, que depuis le dernier Concile général, beaucoup de personnes ont admis dans FÉglise des doctrines contre lesquelles nous trouvons à redire; mais c'est également un fait, que dans d'autres pays beaucoup de catholiques s'accordent avec nous dans nos objections. L'intérêt que la Clerezie porte à la solution de ces points contestés lui est commun avec tous les auti-es catholiques. Cependant, outre cela, notre Clerezie attache un grand intérêt à un Concile général, parce que la question de ses droits domestiques concernant ses Évéchés, etc., a toujours été par elle assujettie à la décision d'un Concile général. C'est cette question seule que nous avons en vue, lorsque nous disons que nous sommes membres de la Clérézie par confiance en notre clergé ; et notre pensée, après l'explication de notre position, nous paraissait clairement exposée par ces mots : Nous sommes catholiques romains par conviction, membres de la Clerezie par confiance en nos ecclésiastiques.
« Enfin, nous espérons que votre opinion est fondée, lorsque
vous dites que la question de notre Clerezie est suffisamment
connue de toute l'Église. Dans ce cas, nos Évêques, qui depuis
tant d'années et itérativement en ont appelé àun Concile général^