IV
CCLXYI
(19 novembre 1869)
Mgr Guillaume Reoé Meiguan, Évèqne de Ghâlons, recUfle une asserlion de VUniveri relaUve à son livre : Le Monde et CHomme primitif. Si la question de rinfaillibilité, ajoate-t-il, est posée au Concile, il exprimera là toute sa pensée. Du reste, il partage complètement l'ayis de Mgr i*ÊTèque d'Orléans et déplore ces débats publics qui irritent les esprits; il se plaît à honorer dans Mgr Maret « Técrivain couragenx, l'esprit éminent, le saint ÉTèque et Tami craellement ontragé » 487
(20 novembre 1869)
Wnivers explique le passage d'un de ses articles relatif an livre de TÉvèque de Ghàlons 488
GCLXVIII (20 novembre 1869)
Citations de V Univers pour montrer Torigine des controverses actuelles entre catholiques, et fixer la question des votes par « acclamation » au Concile 489
(Novembre 1869)
Le Monde cite un ouvrage de Mgr Manning, paru il y a plosiears années, dans lequel le Prélat parle de la définition de rinfaillibilité pontificale. . 495
(19 novembre 1869)
Suivant VUnità catlolica, Mgr Dupaoloup reproche à tort à la CimUà catioiica et à l'Univers d'avoir provoqué une controverse sur la définition de Hofaillibillté du Pape. « Les fidèles, dit-elle, ne peuvent donc pas manifester avant le Concile leur foi et leurs vœux? » L'Ëvèque d'Orléans ne trouve pas qu'il soit c opportun » de discuter dans les journaux ce point de doctrine; mais sa lettre, qui a rempli de douleur tout catholique sincère, et comblé de joie tous les ennemis de la Papauté, est-elle « opportune »? Ne pouvait-il attendre le moment où il émettrait son vote devant le Gondle ou suivte l'exemple, qu'il a lui-même cité, des Évèques réunis à Fnlda? Quant aux paroles de blâme adressées au journalisme, a-t-li donc oublié que nous sommes à la veille « du premier Concile œcuménique célébré du temps des journaux et du télégraphe » 498
(21 novembre 1869)
VUnità cattoUcOf se croyant comprise parmi ceux cpie l'Évéque d'Orléans accuse « d'ingérence téméraire », adresse pour sa défense une lettre à
tt l'illustre Ëyèque d'OrlôanSf Mgr Dupanloap ». L*auteur de rarticle rappelle le principe) admis par tous les théologiens et reconnu dans une autre circonstance par le Prélat français lui-même, de l'importance théologique du « sens commun des fidèles, dans les questions de foi ». . . . 501
(Novembre 1869)
Mgr Charles- Philippe Place, Évèqne de Marseille, fait suivre la lettre pastorale qu'il écrit avant de partir pour Rome d^une note (qui ne doit pas être lue en chaire) où il déclare partager les sentiments de Mgr Dupanloup. 501
GCLXXIII (23 novembre 1869)
Lettre du chanoine Pelletier, du diocèse d'Orléans, au journal VUniven, pour affirmer qu'au moment du départ de Mgr Dupanloup, le clergé n'a pas chargé M. Desbrosses, vicaire général, de parler en son nom de l'infaillibilité pontificale 507
(25 novembre 1869)
Mgr l'Archevêque de Westminster, dans une lettre personnelle à Mgr Dupanloup, prie ce Prélat de retirer quelques paroles qu'il lui a injustement attribuées dans ses Oàiervations, paroles qui dénaturent entièrement le fond de sa pensée, puisqu'elles sembleraient faire supposer qu'il a cru è la possibilité d'une opposition ou scission entre le Pape et les Évéques. . 510
(15 décembre 1869)
Mgr Dupanloup déclare qu'il est impossible de prêter à l'Archevêque de Westminster la moindre idée d'opposition entre le Saint-Siège et les Évéques, la moindre idée de scission entre le Pape et l'Épiscopat. Mgr Manning n'enseigne pas cette doctrine, ce serait le calomnier que de la lui attribuer. Toutefois, l'Évêque d'Orléans prétend n'avoir prêté àMgrManning aucune parole dont celui-ci ne se soit réellement servi 511
(20 décembre 1869)
Mgr Manning, satisfait de la déclaration de l'Évêque d'Orléans, ne veut pas insister sur une question de mots. Il ne veut pas davantage reprendre, dans sa lettre, la discussion de la thèse. Il gardera également le silence sur certains détails de la réponse de Mgr Dupanloup 518
CCLXXVII (12 décembre 1869)
L'Univers reproduit un extrait d'une lettre que lui adresse le professeur Phillips pour relever une erreur trouvée dans l'un des derniers écrits de
Mgr Dapanloap, où le Prélat fait dire au profeasenr de lUnîvaraitd de Vienne que le Pape est infaillible presque en toutes ses actions 519
CCLXXVIIl (4 décembre 1869)
La Civiltà catiolica, quoique accusée tout au moins d'une grande imprudence par Mgr Dupanloup, préfère ne pas répondre, ce qui lut serait cependant facile, aux accusations de Técrivain privé, par respect pour TÊvôque 520
(Déceznbre 1869]
Mgr F. Nardi, auditeur de Rote, publie dans VOsttrvatore catMico de Milan et, plus tard, sous forme d'opuscule, quelques « Observations sur la dernière lettre de Mgr l'Ëvèque d'Orléans » 520
Mgr Dupanloup communique à son clergé un écrit très violent dirigé contre Louis Veuiilot. Il a pour titre : « Avertissement adressé par Mgr l*Évéqne d*Orléans à M. Louis Yenillot, rédacteur en chef du journal V Univers ». 606
(21 novembre 1869)
Avertissement dont il est question plus haut. Mgr Dupanloup accuse Veuiilot d* « usurpation » sur TÉpiscopat, « d'intrusions perpétuelles dans ses plus graves et plus délicates affaires ». Il s'élève surtout contre ses « excès de doctrine, son déplorable goût poar les questions irritantes, pour les solutions violentes et dangereuses ». « Louis Veuiilot accuse, insulte et calomnie » ses frères dans la foi. Jamais personne ne mérita mieux que lui cette condamnation sévère de nos livres saints t « ileensator fratrum I « Enfin 1 i i*rélat lui reproche de rendre l'Église « complice w de ses violences en voulant, avec une rare audace, faire passer comme doctrine catholique ses propres idées 607
CCLXXXÏI
(22 novembre 1869)
Lettre dont était accompagné l'Avertissement envoyé à Louis Veuiilot. ... 640
CCLXXXIII (26 novembre 1869)
Réflexions de Veuiilot sur VAvertissement. L'accusé se propose de parier le moins possible pour ne pas perdre tous les avantages que lui donne un adversaire « trop irrité » 641
CCLXXXIV (2 novembre 1869)
Le Correspondant célèbre « le grand événement » de ces derniers jours, c'est-à-dire la publication des deux lettres de Mgr Dupanloup an clepfgb
TABLE DES MATIÈRES. S2i
et aax fidèles de soa diocèse. Il saisit cette occasion pour faire de noayeaa coonattre ses idées sur le Concile, et se plaindre de ce qu'elles aient été falsifiées par ses contradicteurs qui ont môme altéré les textes les plus clairs de l'article incriminé. Le Cotrespondant se déclare prêt à accepter « avec un respect et une soumission sans réserve » toutes les décisions du Concile. Il conclut en exprimant sa joie et sa reconnaissance de se voir défendu par l'infatigable Prélat dans le troisième écrit adressé au directeur de VUnivers 645
(Novembre 1869)
Le Monde blâmé, lui aussi, dans V Avertissement^ s'étonne des termes dans lesquels on reproche à la polémique ses emportements. Il continuera à exercer ses droits et à combattre le « gallicanisme et le libéralisme » en se tenant, relativement aux doctrines, « dans le domaine de la vérité et de la justice » et en gardant le respect pour les « personnes » 651
CGLXXXVI {26 novembre 1869)
Mgr Gaume, atteint, lui aussi, par l'accusation de l'Évèque d'Orléans dirigée contre le directeur de VUnivers^ à propos de la fameuse question des classiques, défend ses idées dans une lettre adressée à M. Veuillot. ... 651
CCLXXXVII (2 décembre 1869)
Louis Veuillot répond à quelques observations de Mgr Dupanloup sur le rôle joué par VUnivers dans la question de l'infaillibilité pontificale. . . 653
CCLXXXVIII (3 décembre 1869)
Mgr Jean-Pierre Mabile, Évèque de Versailles, écrit de Rome à son clergé et lui dit ce qu'il pense « de la grande question qui occupe en ce moment tous les esprits » 661
CGLXXXIX (Janvier-mars 1870)
Extraits de lettres de Mgr l'Évêque d'Orléans et de Mgr l'Archevêque de Malines, où il est parlé de l'origine de la question relative à l'infaillibilité pontificale 667
(10 décembre 1869)
Le Correspondant continue à défendre ses principes et sa conduite passée. « Maintenant, dit- il, tout ce bruit est fini. Le respect, le devoir, la confiance nous imposent à l'envi le silence et la paix : c'est la trêve de Dieu i. 676
(14 décembre 1869)
Lettre da comte de Montalembert dans laqaelle celai>ci parle à son ami Loyson des controyerses du temps présent et lui conseille de « s'enfoncer, pendant quelque temps au m'oins, dans le silence et l'oubli » 678
CCXGII {26 juin 1898)
La Secrétairerie d*État fait savoir au doyen du collège des protonotaires apostoliques participants que Sa Sainteté le charge de publier la bulle convoquant le Concile. EUe lui communique les instructions nécessaires. 6S0
(26 Juin 1868)
Lettre de la Secrétairerie d'État au majordome de Sa Sainteté au sujet des préparatifs k faire sous le portique de la basilique du Vatican, poor le jour de la promulgation solennelle de la bulle 6S0
(27 juin 1868)
Lettre de la Secrétairerie d'Etat au préfet des cérémonies pontificales, pour le charger de veiller h ce que tout se passe régulièrement 681
(27 juin 1868)
Lettre de la Secrétairerie d'État aux secrétaires des basiliques de Latran et Libérienne touchant les préparatifs à faire sous les portiques de ces églises. La promulgation de la bulle du Ck)ncile aura lieu comme celle de la bulle de l'année sainte 6S2
GCXCVI (27 juin 1868)
Lettre de la Secrétairerie d'État au sénateur de Rome touchant d'autres formalités à remplir pour la cérémonie en question 683
ccxcvn
(Septembre 1868)
Quelques catholiques anglais signent une pétition afin de demander au Saint-Siège et au Concile d'user de leur haute autorité pour déclarer quel est le fondeiûent du droit des gens et en particulier « les principes qui distinguent la guerre légitime de la guerre illégitime ». Les signataires sont désolés de voir que l'effusion du sang des peuples ne dépende que de « l'arbitraire ». Ils sollicitent la création ou le rétablissement d'an droit international et la fondation à Rome d'un tribunal suprême. ^ Les principes exposés dans cette pétition sont développés dans un court mémoire qui l'accompagne 683
CCXCVIII (1er jaiiTier 1869)
Le protestant David Urquhart, défenseur ardent des idées énoncées dans le docpipent précédent, dédie an Souverain Pontife un livre intitulé ; Appel (Tun protestant au Pape pour le rétablissement du droit public des nations. Aucune autorité, en dehors de TÉglise catholique, ne saurait rétablir au milieu des peuples le yéritable code du droit des gens. Le prochain Concile œcuménique est tout désigné pour cette haute mission. Son silence sanctionnerait rinfraction à ce droit 689
*CCXCIX (7 avril 1869)
Pétition de protestants anglais au Souverain Pontife sur l'observation du droit des gens à Tégard des nations barbares 691
CGC (28 octobre 1869)
Les Évêqnes arméniens réunis en synode à Constant! nople {votum synodi) envoient une pétition au Saiut-Père afin qu'il daigne, lorsqu'il le jugera opportun, proposer au Concile la proclamation des principes chrétiens touchant la guerre et la création à Rome d*un tribunal suprême appelé à juger les désaccords pouvant amener une guerre. On reproduit ici le préambule de cette pétition 693
ceci
(25 KTrîl 1868)
Le Cardinal Caterini, informé par le Nonce apostolique de Vienne qu'un Prince de l'Église avait proposé de mander à Rome les professeurs Dœllinger, Hefele et Ruhn pour prendre part aux travaux préparatoires au Concile, répond que le Saint-Père appellera peut-être à Rome, vers la fin de l'été, d'autres personnages en dehors de ceux qui ont déjà été invités. Il prendra alors en considération les raisons que l'on fait valoir en faveur de ces professeurs 704
CGCII (2 mai 1868)
Le Cardinal Frédéric Schwarzenberg, Archevêque de Prague, écrit aux Cardinaux Caterini et Antonelli. Il leur conseille de mander à Rome, en qualité de consulteurs, quelques ecclésiastiques inébranlables dans la foi et fermement attachés aux doctrines catholiques. Tout en appartenant à une école catholique différente de celle dont font partie les consulteurs déjà désignés, ils passent pour être d'une érudition plus vaste^ plus universelle. Ils ont fait progresser bien davantage, par leur étude plus profonde^ tout ce qui a rapport à la foi, k Thistoire, à la vie de l'Église, à la réfutation des erreurs. L'Archevêque de Prague, sans vouloir faire aucune proposition spéciale, met cependant en avant les noms des professeurs Hefele, Kuhn et Dœllinger. . .......... ^ ....... * 705
CCGIII (18 juin 1868)
Le Cardinal Gaiterini dit au Cardinal Schwartenberg que le Secrétaire d*Êiat a été chargé par le Saint-Père de répondre à sa lettre du 25 mai. ... 708
(15 jnlUet 1868)
Le cardinal-secrétaire d*État lone le léle de TAreheTéque de Prague. Le Saint-Pére avait aussi pensé qu'il serait bon de faire yenir à Rome quelques autres théologiens. Le professeur Dœllinger aurait déjà été inWlé, mais on avait affirmé qu*il refuserait 108
(21 novembre 1868)
L*Archeyéque de Westminster informe le Préfet de la Propagande que les Ëvèques anglais ont nommé Mgr Weathers consulteur pour les traTaox préparatoires du Concile 710
(Avril 1869)
Écrit anonyme intitulé : Le Concile œcuménique et 4e$ droite de VÈlat. Le gouvernement italien le répand partout dans le but de propager les principaux arguments de l'école « régaliste ». Il y est question de prétendus droits du pouvoir civil sur différents points relatifs à la célébration des Conciles œcuméniques 710
(21 mai 1869)
Réponse de Mgr Nardi à l'écrit précédent 7
(Juillet-novembre 1868)
Publications relatives au mouvement produit dans le sein des Jansénistes de Hollande par Tannonce du Concile