‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 71 sur 536 · Hist. eceles., cent. IV, c. x · texte numérisé non relu

Hist. eceles., cent. IV, c. x

courage la défense d'Âthaaase, rejeta la profession de foi de Rimini en 389, et mourut saintement. Ce pontife termina sa carrière avec toute la gloire qui avait illustré la très grande partie d'un règne de plus de quatorze ans, et qu'un moment de faiblesse n'a pu ternir. Plusieurs historiens de grande autorité n'admettent même pas ce moment de faiblesse, et les prouves ne leur manquent pas pour établir que rien n'a fait tache dans cette sainte vie. Presque tous les Pères donnent au Pape Libère le nom de Bienheureux,

Rien de semblable, non plus, à une définition dogmatique, dans ce qu'on reproche à Honorius.

Honorius n'a rien proposé à la foi de l'Église universelle, lorsqu'il répondit à la lettre insidieuse que lui avait écrite, au commencement du vu® siècle, Sergius, Patriarche de Constantinople. La réponse d'Honorius est une lettre privée qui n'a aucun des caractères d'une déclaration doctrinale. Et dans sa seconde lettre à Sergius, produite au sixième Concile général, Honorius dit expressément qu'il ne veut rien définir.

Mais si les lettres d'Honorius sont en dehors de Tinfaillibilité ex cathedra, il n'en reste pas moins intéressant de savoir si elles ne contiennent pas d'erreur contraire à la foi. Or, elles n'en contiennent aucune. Voici dans quelles circonstances elles furent écrites :

L'arianisme qui niait le Christ, en niant la divinité du Verbe incarné, l'arianisme était vaincu ; le neslorianisme qui niait le Christ, en niant l'union de la nature divine et de la nature hutnaine dans l'unique personne du Verbe, était vaincu ; Teutychianisme, qui niait le Christ, en confondant la nature divine et la nature humaine en Jésus-Christ, était vaincu ; les diverses attaques du Père du mensonge contre l'ineffable vérité de l'incarnation du Verbe étaient repoussées. L'immortel auteur des hérésies revint à la charge. Un homme, digne de lui servir d'instrument, « Sergius, s avisa de demander s'il y avait deux volontés eti Jésus-Christ? Déterminé pour la négative, il consulta le Pape Honorius en paroles ambiguës. Le Pape, qui n'aperçut pas le piège, crut qu'il s'agissait de deux volontés humaines,

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