X. La croyance a l'infailijbilité du Chef de l'Église
La croyance à V infaillibilité du Chef de V Église en matière de foi est si véritablement catholique, que le petit nombre de ceux qui Vont contestée l'ont confessée en la contestant.
En me servant de ces expressions : Le petit nombre de ceux qui Font contestée, je ne fais allusion ni à l'illustre clergé français, ni aux fidèles de la Fraïice catholique ; je parle du gallicanisme, c'est-à-dire d'uae école qu'il ne faut pas confondre avec l'Église catholique en France. Depuis saint Irénée jusqu'à Fénelon, pour ne rien dire de ses grands Évoques de notre temps, l'Église de France n'a jamais démérité le nom de fille aînée de l'Église romaine. La déclaration de l'assemblée de 1682 n'est qu'une note discordante dans le concert des voix de TEpiscopat français. Cette déclaration n'a pas été celle del'Épiscopat, mais des Évèques choisis par la Cour, et dont plusieurs eussent été plus loin que les quatre articles, sans l'intervention de Bossuet.
Écoutons vraie voix des Évêques de France. Dans l'assemblée qu'ils tinrent à Melun, en d579, ils proposent à tous les fidèles « pour règle de leur croyance ce que croit et professe la sainte Église de Rome, qui est la maîtresse, la colonne et l'appui de la vérité ; parce que toute autre Église doit s'accorder avec celle-là, à cause de sa principauté. ' »
i. Du Pape, loc. cit.
2. Odespun, Concilia novissima Galliœ, Parisiis, 4646, p. 87.