REPRISE DE LA QUESTION DE L INFAILLIBILITE
adressées par écrit, touchant le chapitre de Romani Pontificis primai II. Dans la congrégation générale de demain on y ajoutera les observations sur le schéma de infailibilitate Romani Pontifîcis pour qu'on les examine avec soin, jusqu'à ce que la députation de fide propose en temps oppoitun le schéma amendé (i) »
Des sentiments bien différents accueillirent cette nouvelle •• les uns étaient tout à la joie de voir leurs longs efforts couronnés de succès; et l'irritation des autres marquait assez leur dépit de voir aboutir un projet si ardemment combattu. 'Tandis que les év^êques de la Majorité faisaient parvenir au Pape deux adresses de remerciement (2), la Minorité rédigea une protestation contre <• la modification absolument inattendue » de Tordre du jour (3), elle était adressée au cardinal Bilio et portait soixante et onze signatures. Les protestataires objectaient vivement qu'on ne pouvait étudier la doctrine sur le Pape indépendamment de la doctrine sur l'Eglise en général et qu'en particulier il ne pouv^ait être question de l'Infaillibilité du Pape avant qu'on ait traité l'Infaillibilité de l'Eglise. Nous entendrons renouveler souvent l'objection. Une pareille interversion, remarquent-ils, fournira aux ennemis de l'Eglise l'occasion de renouveler leurs attaques contre le Saint-Père A l'exposé de leurs sentiments ils n'ajouteront d'ailleurs pas une requête : « Car, — et ces derniers mots trahissent l'amertume, — car notre dignité épiscopale, notre rôle au concile, les droits qui nous reviennent comme membres du concile ne sauraient plus longtemps s'accommoder d'une attitude suppliante; l'expérience nous l'a surabondamment prouvé; nos requêtes,non seulement n'ont pas reçu bon accueil, mais n'ont pas été jugées dignes de réponse. / Il ne
(1)6'. K.,740c. sq.
(2)Ibid.,979a. *qq.
(3)Ibid ,980d. sqq.
nous reste donc qu'à protester contre une manière d'agir qui nous apparaît souverainement préjudiciable à l'Eglise et ai Saint Siège. Nous dégagerons ainsi, autant qu'il dépend de nous, devant les hommes et devant le tribunal de Dieu, notre! responsabilité dans les malheurs qui en seront la consé' quence prochaine, et qui en résultent déjà. Que cette piotestation en soit le durable témoignage »
De telles paroles ne pouvaient plus enrayer le cours des évéaements; mais elles no manquèrent pas complètement leur effet : à n'en pas douter, le désaccord qu'elles expriment fut pour beaucoup dans les efforts du cardinal Bilio i^our faire adopter une formule plus adoucie de l'Infaillibilité.
Cependant, la Députation de la Foi se mettait à l'ouvrage dès le 27 avril (i). Le Père Schrader, thé )logien, fit un rappoit sur les observations relatives au chapitre onzième du schéma de Ecclesia. (sur la primauté) (i) et, en attendant qu'il fut imprimé, proposa de mettre aux voix les deux questions suivantes : Faut-il rédiger une constitution spéciale sur le Souverain Pontife? Si oui, doit elle être divisée en quatre chapitres: 1° de l'institution de la primauté ; 2" de sa permanence; 3° de sa nature et de sa valeur; 4" de l'infaillibilité du Pape ? — Le cardinal Bilio déclara que la première question avait été résolue dans le sens de l'affirmative par les présidents du concile. La seconde proposition fut adoptée parla grande majorité de la députation et tous ses membres décidèrent que la nouvelle constitution porterait le titre de Consliiiitio prima de Ecclesia puisqu'elle était relative au fondement de l'Eglise (2).
Dans la même session, le chanoine Adalbert Maier, théologien, commença la lecture de son rapport sur les difficultés relatives au Caput addéndum (infaillibilité du Pape), et la
(1)6'. K., 1678 c. sqq.
i2)Quae de definitione, etc., n. 29.
(liO-I^l]
poursuivit dans les sessions suivantes du 28 avril et du i®"" mai. Puis, on résolut d'insérer au rapport qui devait être lu à la congrégation générale au nom de la députation la réponse faite par M. Maier aux objections contre l'Infaillibilité. /
N'y figureraient d'ailleurs que les principes de solution des difficultés et non le détail des objections elles-mêmes. Les membres de la députation se partageraient la charge de répondre aux objections que pourrait ramener encore le débat en congrégation générale. D'avis unanime, il fallait procéder, en cette délicate affaire, avec douceur et charité (i). Le rapjjort sur les observations relatives au chapitre de la primauté fut entendu les i^' et 2 mai ; puis commença dans cette même session 87^ de la députation, la discussion du schéma nouveau sur la Constitutio prima de Ecclesia (2).
Un court préambule rappelle que, pour conserver l'unité de l'Eglise fondée par lui, Jésus-Christ avait établi Pierre comme son fondement visible et permanent. Pour répondre à des attaques de jour en jour plus violentes, on va proposer à la foi des fidèles la doctrine fondamentale sur l'institution, la permanence, la nature et les prérogatives de cette sainte primauté apostolique. Les trois premiers chapitres répètent mot pour mot le chapitre onzième de la précédente constitution de Ecclesia, qui formait primitivement une constitution spéciale (3). Le chapitre quatrième est le caput addendiim sur l'Infaillibilité.
Les discussions exigèrent six sessions, jusqu'au 8 mai (4). Elles portèrent presque exclusivement sur les termes des différentes propositions. Au chapitre troisième, plusieurs
(1)C. K., 1679c. sq.
(2)lbid. i680a. Voirie schéma ibid., 1640 b. sqq.
<31 Voir ibid., 611c
(4) Ibid. 1680 d. -1685 b.
[121-lïJ-2]
critiquèrent le passage où il est dit du pouvoir pontifical : « Et hanc, qu?e proprie est episcopalis iurisdictionis potestas, ordinariam esse et immediatam (docemus) ». M^r Dechamps estimait superflu le terme episcopalis, puisque la juridiction du Pape était appelée inimediaia et ordinaria. M^r Pie demanda la suppression du mot parce qu'il blesserait les opposants français de la définition. M*-'^ Senestrèy pensait, au contraire, que les opposants concéderaient sans difficulté le caractère immédiat et ordinaire de la juridiction papale, mais nieraient qu'elle soit épiseopale, si le concile ne le déclarait pas formellement ; de fait, plusieurs Pères devaient le contester dans la congrégation générale./ Les théologiens présents partagèrent les appréhensions de l'évêque de Ratisbonne et, finalement, on décida de maintenir le mot episcopalis. (i)
Les délibérations sur le chapitre quatrième donnèrent lieu à de très vives discussions, quand il fallut circonscrire nette* ment l'objet de l'Infaillibilité. Pour comprendre les débats, il nous faut revenir en arrière. Dans le schéma primitif du capiit addendiim, la définition proprement dite était ainsi ■énoncée : « Definimus per divinam assistentiam fieri, ut Romanus Pontifex... cura supremi omnium christianorum do'^toris munere fungens pro auctoritate définit, quid in rébus fidei et morum ab universa Ecclesia tenendum sit, errare non possit ; et hanc Romani Pontificis inerrantia^ seu infallibilitatis pra^rogativam, ad idem objectnm porrigi ad quod infallibilitas Ecclesiae extenditur (2) »
Or, durant la semaine sainte, quelques membres de la Députation de la Foi s'étaient réunis chez M^"" Manning pour se concerter sur la manière de traiter le schéma (3), et s'él aient entendus pour ne proposer, quant à eux, aucune
(1) Quae de definitione, etc . , n . 29 . (%C. K.,641a. sq.
i3) Voir plus haut, p. 9.
^modification dans les séances de la députation : les discussions ainsi soulevées auraient l'inconvénient de retarier la rédaction définitive du schéma à soumettre à la congrégation générale. Puis, se disaient-ils, la Députation de la Foi aura assez à délibérer sur les amendements qui seront proposés en congrégation générale. C'est alors qu'il sera utile -de se consulter sur les amendements à faire au schéma. Seul de la réunion, l'évêque de Paderboru se montrait favorable à un remaniement du chapitre quatrième (sur l'Infaillibilité); il céda un instant aux prières instantes de ses amis. Ceci explique la facilité avec laquelle se passèrent les choses, dans les séances de la députation, jusqu'au moment d'aborder le chapitre quatrième.
Le schéma de ce chapitre avait été rédigé, en son temps, par le cardinal Bilio et approuvé par Pie IX. Aussi peut-on s'imaginer la surprise des partisans de la définition quand, à la séance du matin, le 5 mai. alors que pas un membre de la députation n'avait fait d'objection, le cardinal Bilio, président, commenc i lui-même à en formuler. / L'infaillibilité du Pape, dit il, ne peut s'étendre au delà de l'infaillibilité de l'Eglise; or, l'Eglise n'est infaillible que dans les définitions qu'elle porte au sens strict du mot ; le schéma i)roposé n'étendrait-il donc pas trop l'infaillibilité du Pape ? A coup sur, on ne peut nier, il est certain, au contraire, que le Pape est également infaillible en ce qui concerne les faits dogmatiques, la canonisation des saints et autres points, tout ■comme l'Eglise; et mon vœu serait que le concile voulut bien définir l'infaillibilité de l'Eglise en ces questions. Mais comme on va définir l'infaillibilité du Pape avant de traiter de linfaillibilité de l'Eglise, je crains que le schéma ne retende plus qu'il ne faudrait.
Ne peut-on pas, lui répondit-on, définir à propos de l'infaillibilité du Pape ce que nous devons déjà croire au sujet de l'infaillibilité de l'Eglise ? Rien n'empêche de
déclarer que l'infaillibilité du Pape et celle de l'Eglise ont même objet. Jusqu'où s'étend l'infaillibilité de l'Eglise? Ce sera à définir plus tard dans la constitution suivante de Ecclesia.
Plusieurs formules furent proposées (i). Finalement, le président fixa une seconde session pour la soirée (2).
Dans cette session, la 40^ de la Députation de la Foi, le cardinal Bilio renouvela ses objections de la matinée. Il exposa que les meilleurs théologiens, avant et après Jansénius, les meilleurs aussi des temps modernes n'ont soutenu l'infaillibilité du Pape que pour la définition des vérités révélées. Plusieurs membres de la députation, écrit le diarium auquel nous empruntons les détails de notre récit, se laissèrent égarer par cette argumentation. Ils ne réfléchirent pas que ces théologiens soutenaient l'infaillibilité du Pape dans la définition des vérités révélées comme de fidé, ou du moins comme veritas fidei proxinia, mais soutenaient en outre comme theologice certuni que le Pape est également infaillible quand il juge des faits dogmatiques, quand il édicté des censures inférieures à la censure d'hérésie, etc., ainsi qu'il est établi pour l'infaillibilité de l'Eglise. /
Dans le but de se concilier les adversaires de la définition en atténuant le schéma, Nosseigneurs les archevêques Dechamps, Spalding et Steins, ainsi que M^"" Martin se rallièrent à l'opinion du cardinal, tandis que d'autres la contredisaient résolument. On discuta de part et d'autre jusqu'à 9 heures du soir et on se sépara sans que la clôture officielle fût prononcée (3).
Le lendemain matin, 6 mai, le cardinal avait amené pour 1er soutenir les théologiens Perrone et Franzelin. Les deux
(1)C. F., 1683a. sqq.
(2) Quae de definitione, etc., n. 29.
(3)Ibid.
i,A DEPUTA.TION DE LA FOI <25
.Jésuites éclaircirent la question de sav^oir si l'on pouvait définir et ce que l'on pouvait définir. Alors le cardinal Bilio proposa tout à coup une formule nouvelle que M^"" Martin avait rédigée et remise au cardinal avant la séance. Le P. Schrader en donna lecture, et le P. Franzelin la recommanda comme un moyen commode de résoudre les difficultés. Le passage concernant l'objet de l'infaillibilité du Pape était ainsi énoncé : « Declaramus Romanum Pontificem. . vi divinae promissionis et assistentiae Spiritus Sancti errare non posse, quum supremi omnium Cliristianorum doctoris munere fungens pro Apostolica sua auctoritate définit, quid in rébus fidei et morura ab uuiversa Ecclesia fide diuina tenendum tanquam (eidem) fidei contrarium rejiciendum sit... Porro quum una eaderaque sit Ecclesiae infallibilitas, sive spectetar in capite Ecclesiae, sive in uuiversa Ecclesia docente cum capite nnita, liauc (unam) infallibilitatem etiam ad unum idemqne objectum sese extendere docemus (i). »
La formule antérieure disait que le Pape est infaillible quand il prescrit en matière de foi ou de mœurs ce qu'il faut admettre ou rejeter {tenendum vel rejiciendum] (2), on n'y avait pas ajouté les mots fide dioina. Le terme était donc plus général, on ne distinguait pas si la doctrine à admettre devait être tenue comme vérité divine ou simplement comme vérité certaine. La formule ne disait pas si le Pape peut proposer infailliblement à notre croyance uniquement des doctrines proprement révélées ou encore d'autres vérités, non révélées, sans doute, mais nécessaires à la sauvegarde de la révélation divine. / A la fin, il était déclaré positivement que l'infaillibilité du Pape et celle de l'Eglise ont même étendue (3).
(1) C. F. ,1684 d. sq. Les deux mots placés eatre parenthèses se trouvent dans le diarium.
i26 HISTOIRE DU CONCILE DU VATICAN
Dans la nouvelle formule, au contraire, on ne définà&aait expressément que ceci : Le Pape est infaillible quand il propose une vérité révélée par Dieu, car seule elle peut être crue fide diuina, et il peut rejeter sans se tromper ce qui est (formellement) opposé à la vérité révélée. La formule ne disait pas, il est vrai, que l'infaillibilité s'étendait exclusivement aux doctrines révélées, et que des définitions pontificales ne pouvaient s'étendre audelà.Mais on i)Ouvait supposer que des esprits revêches invoqueraient un jour cette formulepour affirmer que l'infaillibilité du Pape s'étend exclusivement au contenu de la révélatiou.Et quoique, dans la nouvelleformule, l'infaillibilité du Pape et celle de l'Eglise fussent déclarées de même étendue, le parti adverse objecta, no» sans fondement, qu'on se baserait peut être sur cette formule pour restreindre l'infaillibilité de l'Eglise comme celle du Pape aux seules vérités révélées
Malgré ces objections, la formule de M-'" Martin fut adoptée dans la séance du 6 mai. Deux membres seulement,. M^r Manning et M^"" Senestrey, votèrent simplement contre ; d'autres, comme M*^'' Leahy, archevêque de Cashel, et les évêques de Sion, de Calvi, de Trévise et de Poitiers dépo sèrent un placet juxta moduin ; mais, — la remarque est du diarium, — ils ne furent plus dans la suite interrogés sur le modus. M^*^ Gi-asser déclara : « Je ne veux pas faire opposition, mais je ne puis dire placet, parce qu'en fait la formule ne me plaît pas » ; à lui non plus, on ne demanda pas pour quelle raison elle ne lui plaisait pas (i). Le président ayant proclamé le résultat du vote, la formule fut livrée à l'impression. Enfin, on approuva avec de légers amendement les canons qui devaient être adjoints aux chapitres (2). /
A la séance du lendemain, après la lecture du schéma
(1) Qîiae de definilione, etc., n.
imprimé de toute la constitution, M^"" Senestrey demanda la parole pour exposer les motifs de son vote de la veille* M^"" Manning fit de même. Le cardinal Bilio répondit que, la question étant tranchée, ils ne pouvaient parler qu'avec l'agrément des membres de la députabion. k S'il ne vous agrée pas,, répliqua M^"^ Senestrey, de m'entendre dans la députation, il vous faudra bien m't coûter à la congrégation générale ». Le président ayant interrogé les assistants à tour de rôle, tous, à l'exception de M''''" l'évêque de Paderborn, se déclarèrent prêts à écouter les orateurs. Ces derniers exposèrent les motifs de leur vote. Nous les connaissons déjà. Puis le P. Franzeliu parla du schéma : les objections soulevées, ditil, ne manquaient pas de valeur, mais quelques légères modifications dans le texte suffiront. On fit ces modifications. Au lieu de dire : a qiiid... ficle dioiiia tenendiini ucl tauqiiam fidei contrariiiiii lejiciendum sit. on mit : quid... taii- (jiiam de fide tenendiiw, etc. (i), le reste fut maintenu. Mais les anciennes objections n'étaient nullement écartées : la nouvelle rédaction n'attribuait au Pape que le pouvoir de définir infailliblement les doctrines révélées Les deux évêques maintinrent donc leur opposition. Lorsque le schéma eut été communiqué à la congrégation générale, beaucoup des Pères du concile se rangèrent de leur côté. Nous verrons plus tard que, durant les délibérations conciliaires, les quelques amis de la première heure abandonnèrent de nouveau la formule, et que M^'" l'évêque de Paderborn et le cardinal Bilio eux-mêmes laissèrent finalement tomber leurs amendements pour en revenir, dans les questions litigieuses à l'ancienne rédaction. D'ici-là les es^îrits devaient encore se heurter violemment. L'irritation avait lentement grandi, au point que les chefs eux-mêmes ne réussirent pas toujours à conserver, au con-
cile, la pleine maîtrise d'eux-mêmes. Nous racontons textuellement d'après les notes du diarium.
« 8 mai, 43® séance de la Députatiou de la Foi. — On examine quelques additions au rapport sur les observations (des Pères du concile) relatives au chapitre sur la primauté. Pendant ce temps, plusieurs membres de la députation réclament encore quelques modifications concernant la première constitution de Ecclesia Chrisii, dont on avait sous les yeux un exemplaire provisoire imprimé./ M^' de Poitiers désirait en particulier qu'on éliminât du chapitre troisième le nouveau paragraphe sur la juridiction épiscopale du Pape et qu'on reprît l'ancienne rédaction. Comme le cardinal-président autorisait sans difficulté le prélat, ainsi que M^"" l'archevêque de Malines, à proposer cet amendement et à en exposer les motifs. M*'''' l'évêque de Hatisbonne fit remarquer que le procédé ressemblait peu à celui dont on avait usé la veille contre lui-même. Le cardinal, fort irrité, s'écria « Hier il s'agissait de la substance de la formule, aujourd'hui il s'agit de l'expression M.Mais l'évêque de Ratisbonne répliqua: <• Hier vous n'avez pas voulu entendre mes motifs, sans savoir s'ils étaient contre la substance ou contre l'expression ». A quoi le cardinal, fort excité, riposta : « Est-ce ainsi qu'on traite les affaires de l'Eglise ? C'est une indignité de réclamer sur ce ton ! » M""" l'évêque de Ratisbonne se tut. Le cardinal arpentait à grands pas la salle, murmurant des paroles de colère jusqu'à ce qu'enfin il se calma. Plus maître de lui, il traita brièvement la proposition de M^r l'évêque de Poitiers, comme si elle était adoptée, alors qu'une partie des Pères y donnait son assentiment et que l'autre gardait le silence. . . 11 manquait à l'assemblée le calme nécessaire pour aborder l'examen final des termes de la constitution » (i).
il) Quae (le definitione, etc., n. 29 in fine.
fl27-1281
Le lendemain on distribua aux membres du concile le schéma et le rapport sur les observations relatives à l'ancien chapitre onzième (sur la primauté) et au caput addendum (sur l'infaillibilité) (i).
(ItC. K.,742>.,Moaitum.