‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 3)Chapitre 108 sur 152 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Intervalle entre la vingt-neuvième et la trentième congrégation générale. — Le schéma primitif de la Constitution dogmatique De Ecclesia Christi.

La vingt-neuvième congrégation générale (22 février), où furent promulguées les modifications apportées au règlement, marque la fin de la première période du concile, la période des débats infructueux. Puis s'écoule, avant la reprise des congrégations générales, un assez long intervalle qui sépare cette période de la suite du concile. C'est le 18 mars seulement qu'eut lieu la trentième congrégation générale.

Le principal motif de ce délai fut la nécessité de retoucher le schéma De doctrina catholica, travail confié par l'assemblée aux membres de la Députation de la foi (1) : mais une autre raison encore furent les travaux de transformation de la salle des séances, que l'on entreprit alors a la demande d'un grand nombre de Pères.

Ces quelques semaines ne restèrent pas inutiles. Les membres des deux Députations de la foi et de la discipline étaient occupés surabondamment par les schémas que la congréga-

(1) Voir plus haut, p. 158.

tion générale les avait chargés de retoucher. D'autre part, tous les Pères dn Concile avaient reçu, le 21 janvier, le grand schéma dogmatique De Ecclesia (1). Le 22 février, ils turent invités à exposer par écrit leurs observations sur les dix premiers chapitres et les treize canons correspondants, puis à remettre leur travail dans l'espace de dix jours au secrétaire du concile (2). Le 6 mars, on ajouta au chapitre onzième <pii concernait la primauté du Pape un nouveau chapitre sur l'infaillibilité (3), et les Pères furent prévenus de vouloir bien transmettre par écrit au secrétaire leurs remarques sur chacun de ces deux chapitres. On leur donnait jusqu'au 17 mars. Comme plusieurs se plaignirent, le 11 (4), dans une lettre aux présidents, de l'insuffisance du temps départi pour ce travail, le délai fut prolongé jusqu'au 25 (5), époque où les avis désirés furent exactement rends.

Si l'on excepte le chapitre onzième, sur lequel nous reviendrons plus loin, le concile ne s'occupa plus de ce schéma. Nous pourrions donc le passer sous silence. Mais, une foisdistribué, il fut par un abus de confiance livré aux journaux, et souleva la plus vive agitation. « Dès que la vérité de ces textes fut hors de conteste, dit Emile Ollivier (6), une clameur de désapprobation s'éleva dans la presse de l'Europe entière »; plusieurs gouvernements revinrent sur la décision qu'ils avaient prise de garder la réserve, et se préparèrent, en raison de l'offensive que manifestait la doctrine de celte constitution, a résister positivement au concile. Xous donnerons donc ici en abrégé le contenu de cette constitution tant redoutée (7).

i-2i G. V. 729a.sqq.

(3) C. I . 72!» }>. si] . Voir ce chapitre : ibid. fj-il a. sq.

(4) Ibid. , 972 d. M),,.

(5) Ibid., 1697 il.

(6) L'Église et l'Etat <nt Conciledu Vatican, t. Il, p. 100.

(7) C. V. 567 I). sqq.

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