CHAPITRE V
Les troubles de l'Eglise orientale pendant le Concile.
Les troubles survenus dans l'Eglise orientale à lepoque du Concile n'ont pas de rapport direct avec le Concile. Nous en parlerons donc brièvement.
On sait qu'il existe en Orient diverses communions chrétiennes, ayant chacune leurs rites particuliers, et dont la majeure partie est séparée de l'Eglise catholique par le schisme. Il en a été question dans le premier volume, à propos de l'invitation au Concile. Nous l'avons vu, les évêques des schismatiques orientaux n'ont pas accepté la lettre d'invitation qui leur était adressée (i).
On compte, en outre, quelques communautés en union avec l'Eglise catholique, et qui reconnaissent le Pape comme chef suprême. Leurs évêques furent convoqués par la même bulle que les évêques latins, et vinrent très nombreux.
Ces communautés ont, en plus de leurs rites particuliers, leur constitution spéciale. Elles sont indépendantes les unes des autres ; chacune d'elles a à sa tète un pasteur suprême, patriarche ou catholikos. En Turquie, ce patriarche prend
(1) Cf. I" volume, pp. 361 iijq.