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LE CONTRE-PROJET

Haute-Italie (i), la quatrième surtout par des évêques de l'Amérique du Nord (2), et laeinquièmepardes Orientaux 3). A elles toutes elles avaient réuni i36 signatures.

« Xous avons eu connaissance, disait la -principale de ers

adresses, de certaines lettres qui recueillent des signatures pour demander la définition de l'infaillibilité du pape. Il est bien étrange qu'on invite des juges de la foi à signer avant toute délibération une déclaration de leur jugement (4). Dans

(Oran, Algérie), de Las Cases (Constantine, Algérie), Guilbert (Gap), Côlet (Luçon), Dupanloup (Orléans), Moura (Funchal, Madère), Vasconcellos Pereira 4e Mello (Lamego, Portugal), Moraes Cardoso (Faro, Portugal), Alves Feijô (lies du Cap Vert), plus les trois archevêques arméniens Edouard Hurmuz (Schirak i. p. i.l, Georg Hurmuz (Suniensis i. p. i., abbé général des Méchitaristes à yenise), Casangian (Antioche). — Soit en tout 40 signatures dont 32 d'évêques français.

(1) Sept en tout : 2 archevêques : Riccardi di Xetro (Turin) et Nazari di Calabiana(Milan), et 5 évêques: Losanna (Biella), Renaldi (Pignerol), Biale(Alb Montixi (Iglesias), Moreno (Ivrée).

(2) Ont signé cette adresse les archevêques Purcell (Cincinnati), Kenrick (Saint-Louis), McCloskev (New-York), Errington (Trébizonde i. p. i.), Connolly (Halifax); les évêques Whelan (Wheeling), Vérot (Savannah), Roosevelt Bayley (Xewark), Sweeny (Saint-Jean), McQuaid (Rochester), Mullen (Erié) . Me Fa ri and (Hartford), O'Gorman (Rafineh i. p. i.. vie. apost. de Nébraska), Rogers (Chatam), Domenec (Pittsburg), Lynch (Cnarleston), Am.it (Monterey), Moriarty (Kerry), Clifford(Clilton), Fitzgerald (Little Rock),Leahy (Dromore). Hem ^Dubuque), Feehan (Xashville), Hogan (Saint-Joseph) Henni (Milwaukee), Bacon (Portland). Melcher (Green Bay). — Cela fait 27 signataires dont 23 pour l'Amérique du Nord, 2 pour l'Angleterre et 2 pour l'Irlande.

(3) Ont signé les patriarches Jussef (Antioche, rite grec melchite), Audu (Babylone, rite chaldéen), Bahus (ancien patr. d' Antioche, rite grec melchite) ; les archevêques Kauam (Tyr, rite grec melchite), Hatem (Alep, rite grec melchite), Alkaui (Ilauran, rite grec melchite), Ata (Hems, rite grec melchite), Tamraz (Kerkuk, rite chaldéen); Bartatar (Sert, rite chaldéen), Ebedjesus Khayatt (Amadija, rite chaldéen), les évêques Kojumgi (Sidon, rite grec melchite), Dumani (Saint-Jean d'Acre, rite grec melchite), Abdo (Zahleh, rite grec melchite), Nasser (Heliopolis, rite grec melchite), Mellus (Akra, rite chaldéen) et l'abbé Elias (Saint-Antoine, rite chaldéen.) — Donc seize prélats orientaux dont un (MEt Khayatt) retira sa signature au mois de mars (cf. C. V. 948, note i).

(4) Cette phrase reprise plus tard par M6' Dupanloup [Réponse ù Mv Decharnps, Naples 1370) semble contester à la majorité le droit de recueillir des signatures. On n'en voit guère la raison. Les Pères se bornaient à inviter leurs collègue* à taire tous ensemble une proposition au concile. Pourquoi n'en auraient-ils pas eu le droit? Les évêques de la minorité n'ont-ils point insisté tout particulièrement sur ce droit de proposition? Il y aurait bien plutôt lieu de mettre en doute la régularité de leur contreproposition. Les évêques ont bien le droit et le devoir de combattre au concile les motions qui y sont présentées et de leur reluserleur placet; mais leur est-il permis d'exclure d'avance, parce qu'il leur déplaît, un

HISTOIRE DU CONCILE Dl VATICAN

une affaire de cette importance nous avons cru, // Très Saint, Père, devoir nous adresser à vous qui avez la charge des aines rachetées par le sang- du Christ.

y> Le temps n'est [il us où les droits du siège apostolique étaient! mis en doute par les catholiques. Tous savent qu'il ne peut pas se tenir de concile sans le pape, et tous ohéissent de grand cœur aux prescriptions du siège apostolique. D'ailleurs, le concile de Trente et celui de Florence ont éclairé les fidèles sur" ce qu'il faut penser de l'autorité du siège de Rome. De plus, à ce moment où la lutte est engagée contre ceux qui combattent notre religion comme une invention funeste au genre humain, à l'heure où les peuples catholiques se voient assaillis de toute part par d'aussi nombreux adversaires, il paraît peu prudent d'ajouter aux obligations que leur ont imposées les Pères de Trente.

» Du reste, comme le dit Bellarmin avec toute l'Eglise catholique, « les définitions de foi dépendent surtout de la tradition apostolique et du consentement des Eglises (i) », et bien qu'un concile universel soit le chemin le plus court pour connaître l'avis de l'Eglise universelle, cependant depuis le concile de Jérusalem jusqu'à celui de Nicée, de nombreuses hérésies ont été étouffées par les sentences d'Eglises particulières que le pape et l'Eglise universelle ont ensuite confirmées. Il est hors de doute que tous les chrétiens doivent aux décrets du pape une véritable obéissance. Mais en plus, des hommes savants et pieux enseignent que ce quia été décrété dans les choses de la foi et des mœurs par le successeur de Pierre parlant e.v cathedra demeure, sans qu'il soit besoin de l'approbation

projet que d'autres, dans l'espèce un grand nombre de Pères, désirent voir discuter? Il leur reste toujours cependant, s'ils croient avoir des raisons particulières drécarter une question des délibérations, la faculté de l'aire connaître ces motifs à la Congrégation dos postulats ou au pape.

{{) Le mot « surtout » a été omis par le P. Grànderath. Comme il se trouve dans le texte des Pères et qu'il est nécessaire pour le sens complet du raisonnement, nous l'avons rétabli. (Note du Trad.) Cf. C. V.94Ad.

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