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CHAPITRE XIII

Le schéma de vita et honestate clericorum.

Discussion du schéma.

Le schéma de vita et honestate clericorum (i) fut donné aux Pères, avec les annotations des théologiens, dans la io'1 congrégation générale, le 14 janvier (2). Quand on eut terminé, dans la 16e congrégation générale, le 25 janvier, la discussion sur les évêques et sur la vacance des sièges épiscopaux, on commença aussitôt la discussion du nouveau schéma.

Il se compose seulement de trois petits chapitres. Après un avertissement donné aux prêtres d'éviter tout ce qui ne convient pas à leur état et d'être un modèle pour tous les fidèles par leurs paroles et par leur manière de vivre, par la charité, la foi et la chasteté, on leur recommande l'observation des règlements qui les concernent, en particulier ceux que le concile de Trente a laissés. Le décret ne veut, suivant la première remarque, que les étendre à quelques points (3). En voici les principaux :

Les clercs doivent se tenir éloignés des divertissements et

(1) C. V., p. 659 b. sq.

(2) Iliid., p. 719a.

(3) Ibid.,p.66ia.

plaisirs mondains, et avoir à cœur de travailler assiduement dans la vigne du Seigneur. Leur vêtement ne doit offenser ni par le luxe ni par la malpropreté.// Le port de la soutane n'est pas imposé par le schéma; on se conformera pour les habits aux ordonnances des évêques. La tonsure est obligatoire; l'assistance aux théâtres défendue; et Ton met en garde contre l'intempérance, l'orgueil, la cupidité et l'avarice. On doit séparer avec soin les biens d'église des biens propres et ne pas laisser aux parents ou héritiers les revenus des premiers. On recommande les lois de l'Eglise sur les affaires séculières, en particulier sur le commerce des clercs on recommande d'une manière spéciale et instante les décrets de Benoît XIV et de Clément XIII.

Les clercs qui ont reçu les ordres majeurs, à quelque rite ou à quelque nation qu'ils appartiennent, sont obligés de réciter le bréviaire; ils y sont tenus, même s'ils n'ont pas de bénéfice. Comme renseignement de l'Eglise a été confié aux seuls évêques dans la personne des apôtres, les prêtres ne doivent donner aucune instruction religieuse sans la permission de l'évèque, dans les écoles qui ne dépendent pas immédiatement du Saint-Siège. Les évêques doivent veiller à ce que les prêtres, surtout les curés et les confesseurs, fassent les exercices spirituels au moins tous les trois ou quatre ans pour se renouveler dans la vie spirituelle. Pour ceux à qui la faiblesse de l'âge ou la maladie ne permettent plus les travaux du ministère des âmes, les évêques, dans leurs diocèses respectifs ou dans leur province, doivent fonder un hôpital, ou veiller du moins à ce que ceux qui ont fidèlement servi l'Eglise soient entretenus d'une manière convenable et digne. Si un prêtre, oublieux de sa haute dignité, pèche contre la sainte vertu et vit dans un honteux concubinage, ou donne i lieu au soupçon d'avoir dans sa maison une personne du sexe | ou de vivre avec elle, que les châtiments déterminés par le concile de Trente lui soient appliqués, même sans observer

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