‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 3)Chapitre 98 sur 152 · AVIS DES PRESIDENTS · texte numérisé non relu

AVIS DES PRESIDENTS

d'autre résultat que des observations et des critiques. Ce système entraînait de longs et de nombreux discours, et d'autre part n'y avait personne pour expliquer ou défendre les schémas. Xe pourrait-on pas, de plus, engager à présenter par écrit les objections que l'on aurait à faire contre le schéma? On objectera peut-être à cela qu'on a le droit de communiquer ses difficultés à tous les Pères du haut de la tribune. .Mais alors ne pourrait-on pas obtenir que les membres de la députation présentent par écrit à la congrégation générale toutes les objections? On aurait ainsi l'avantage de pouvoir les accompagner d'observations.

Le cardinal de Luca ajouta que la clôture de la discussion générale pourrait être prononcée sur l'avis de la majorité fles Pères et que, dans ce cas. on présenterait par écrit les discours qui n'auraient pas pu être entendus. — Le cardinal Bizzarri pensait que la faute ne provenait pas du règlement, mais des personnes, quelques-uns, ^oit par passion, soit par point d'honneur, tenant à parler. La question demandait donc beaucoup de prudence, et elle était d'une haute importance, étant connexe avec celle de l'infaillibilité pontificale. Aussi, à son avis, le moment n'était guère propice pour changer l'ordre des travaux. — Le cardinal de Angelis exprima le vœu de voir la majorité des Pères se prononcer pour un changement dans le sens du projet présenté par le cardinal Bilio. — Sur la question : faut-il changer la marche des diseussions, tous furent d'avis qu'il serait très désirable (pie le vœu de voir abréger les discussions, dans le sens du projet du cardinal Bilio, vînt de la majorité des Pères. Les cardinaux Bilio et Capalti et XX. SS. Franchi et Fessier se chargèrent alors de rédiger le texte d'une supplique et d'inviter les Pères à la souscrire.

Sur les démarches et négociations ultérieures on ne trouve dans les documents que des renseignements peu précis. Il n'est plus question d'une supplique de la part des Pères.

dans le sens du projet du cardinal Bilio; et les trois suppliques dont nous avons parlé plus haut sont rédigées dans un tout autre sens.

Un décret parut cependant, qui avait pour but de réduire les débats : il renfermait plus d'une prescription conforme au projet du cardinal Bilio. Ce décret fut signé par le pape le 20 février, et il l'ut publié dans la vingt-neuvième congrégation générale, le 22 février 1 1).

Le Pape, lisait-on au début de ce décret, pour atteindre plus sûrement le but indiqué par les lettres apostoliques Multiplicps inter, publiées antérieurement, et pour satisfaire aux vœux de beaucoup de Pères qui avaient à différentes reprises présenté des suppliques contre l'excessive longueur des discussions, le pape avait déterminé certaines règles. Ces règles laissent intact l'ordre établi précédemment, elles l'expliquent seulement, et maintiennent aux évoques la liberté qui leur revient.

Voici ces articles : 1. En distribuant un schéma, les présidents fixeront aux Pères un laps de temps convenable pendant lequel ceux-ci pourront présenter par écrit les remarques qu'ils auraient a faire sur ce schéma. — 2. En faisant ces remarques il faudra garder l'ordre suivant : d'abord celles qui concernent le schéma dans son ensemble, soit en totalité, soit en partie, selon qu'il aura été indiqué, ensuite celles qui concernent chacune des parties en suivant le texte du schéma. — 3. Ceux des Pères qui voudraient changer des mots ou des phrases doivent les remplacer par les mots et les phrases qu'ils veulent voir employées. — 4- L°s Pères remettront toutes ces remarques signées de leur nom au secrétaire du concile et celui-ci les transmettra à la députation voulue. — 5. Lorsque la députation aura examiné ces

(1)C. V. 67a. .qq.

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