‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 4)Chapitre 48 sur 129 · LA CONSTITUTION « PASTOR .ETERNUS · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION « PASTOR .ETERNUS

manorum Pontifieum,tum Conciliorum generalium discrtis perspieuisque decretis, innovamus œcumenici Goneilii Florentini defmitionem, qua credendum ah omnibus Christi fidelibus est, sane'.am Apostolieam Sedem, et Romanum Pontifieem in universuin orbem tenere prima tum, et ipsum Pontificem Romanum successorem esse beati Pétri principis Apostolorum, et verum Christi Viearium, lotiusque Icclesiae caput,et omnium Christianorum patrem ac doclorem existere; et ipsi in beato Petro paseendi. regendi ac gubernandi uiùversalem Ecclesiam a Domino nostro .lesu Christo plenam potestatem traditam esse ; quemadmodum etiam in gestis œcumenicorum Conciliorum et in sacris canoni bus continetur.

Docemus proinde et declaramus, Ecclesiam Romanam disponente Domino, super omnes alias ordinariae botèstatis obtinere principatum, et hanc Romani Ponlificis jurisdiclionis potestatem, qua? vere episcopalis est, immediatam esse : erga quam cujuscumque ritus et dignitatis pastores atque fidèles, tam seorsum singuli quam simul omnes, officio hiérarchie* subordinationis, ver«que obedientia' obstringuntur, non solum in rehus, qu;i' ad fîdem et mores, sed etiam in iis, qua1 ad disciplinam et regimen Scclesiae per totum orbem diffusapertinent; ita ut custodita cum Romano Pontifice tam communionis, quam ejusdem fidei professionis unitate, Ecclesia Christi sit unus grex sub uno summo pastore. H;ec est catholiese

mels et parfaitement clairs, tant des Pontifes Romains, nos prédécesseurs, que des Conciles généraux, nous renouvelons la définition du Concile oecuménique de Florence, en vertu de laquelle tous les fidèles du Christ sont obligés de croire que le Saint-Siège Apostolique et le Pontife Romain a la primauté sur le monde entier, et que le même Pontife Romain est le successeur du bienheureux Pierre, prince des Apôtres, le vrai vicaire du Christ, le chef de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens, et qu'à lui a été confié par Xotre-Seigneur Jésus-Christ, en la personne du bienheureux Pierre, le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l'Église universelle, comme cela est aussi contenu dans les actes des Conciles œcuméniques et dans les saints Canons.

Nous enseignons donc et nous déclarons que l'Kglise Romaine a, par une disposition du Seigneur./ la principauté du pouvoir ordinaire sur toutes les autres Églises, et que ce pouvoir de juridiction du Pontife Romain, pouvoir vraiment épiscopal, est immédiat : que les pasteurs et les fidèles, chacun en particulier aussi bien que tous en corps, quels que soient leur rite et leur dignité, lui sont assujétis par le devoir de la subordination hiérarchique et d'une vraie obéissance, non seulement dans les choses qui concernent la foi et les moeurs, mais aussi dans celles qui appartiennent à la discipline et au gouvernement de l'Église répandue dans tout l'univers ; de sorte que, gardant l'unité soit de communion soit de profession d'une même toi

veritatis doetrina, a qua deviare salva Ode atque salute nemo potest.

Tantura autem abest,ut ha>c Summi Pontifleis potestas officiât ordinariœ ac immediatœ illi episcopalis jurisdictionis potestati, qua Episeopi, qui positi a Spiritu Sancto in Apostolorum locum succcsserunt, tamquam veri pastores assignatos sibi grèges, singuli singulos, pascunt et regunt, ut eadem a supremo et universali Pastore asseratur, roboretur ac vindicetur, secundum illud sancti Gregorii Magni : « Meus honor est honor universalis Ecclesiae. Meus honor est Eratrum meorum solidus vigor. Tum egovere hor.oratussum,cum singulis/ quibusque honor debitus non negatur(l). »

Porro ex suprema illa Romani Pontifieis potestate gubernandi universam Ecclesiam jus eidem esse consequitur, in hujus sui muneris exercitio libère communicandi cum pastoribus et gregibus totius Ecclesia-, ut iidem ab ipso in via salutis doceri ac régi possint. Quare damnamus ac reprobamus illorum sententias, qui hanc supremi capitis cum pastoribus et gregibus communicationem licite impediri posse dicunt, aut eandem reddunt sa-culari potestati obnoxiam, ita ut contendant, qua? ab Apostolica Sede vel ejus auctoritate ad regimen Ecclesia- constituuntur, vim ac valo-

avec le Pontife Romain, l'Eglise du Christ est un seul troupeau sous un seul Pasteur suprême. Telle est la doctrine de la vérité catholique dont nul ne peut dévier sans perdre la foi et le salut.

Mais tant s'en faut que ce pouvoir du Souverain Pontife nuise au pouvoir ordinaire et immédiat de juridiction épiscopale, par lequel les évoques établis par le Saint-Esprit et successeurs des Apôtres, paissent et régissent, comme vrais pasteurs, chacun le troupeau particulier confié à sa garde; ce dernier pouvoir est, au contraire, affirmé, corroboré et revendiqué par le suprême et universel Pasteur, selon la parole de saint Grégoire le Grand : « Mon honneur est l'honneur de l'Église universelle. Mon honneur est la force solide de mes frères. C'est alors que je suis vraiment honoré lorsque l'honneur dû à charnu ne lui est pas refusé (i). »

De ce pouvoir suprême du Pontife Romain de gouverner l'Eglise universelle, résulte pour lui le droit de communiquer librement, dans l'exercice de sa charge, avec les pasteurs et les troupeaux de toute l'Eglise, afin qu'ils puissent être instruits et dirigés par lui dans la voie du salut. C'est pourquoi .Nous condamnons et Nous réprouvons les maximes de ceux qui disent que cette communication du Chef suprême avec les pasteurs et les troupeaux peut être licitement empêchée, ou qui la font dépendre du pouvoir séculier, prétendant que les dispositions prises par le Siège Apos-

(I) Ep. ad Eulog. Alexandrin. I. MIL ep XXX.

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