‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 4)Chapitre 58 sur 129 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La prorogation du concile du Vatican.

C'était grâce à la protection armée de la France que le Concile avait pu durer jusque-là. Lorsque la garnison française, par suite dela« Convention de septembre», quitta Rome, vers la fin de 1866, les corps francs garibaldiens, soutenus par le gouvernement piémontais, pénétrèrent aussitôt, nous l'avons vu (1), dans les Etats de l'Eglise. Ils furent écrasés à Mentanapar l'héroïque armée pontificale, bien inférieure en nombre ; cependant la Ville éternelle n'aurait pu se défendre longtemps contre leurs forces supérieures. L'indignation des catholiques français força alors l'empereur Napoléon à envoyer de nouveau une garnison à Rome.

La guerre franco -allemande réclamait maintenant toutes les forces de la France. Sans une armée puissante pour la soutenir, la petite troupe d'occupation française n'avait plus d'importance pour l'Etat de l'Eglise. Le parti national italien pouvait, avec de bonnes raisons, espérer, des victoires de l'Allemagne, la réalisation de ses rêves d'annexion, caressés depuis longtemps. Il n'y avait pas non plus le moindre doute que le gouvernement italien, bien qu'il eut donné d'abord sa parole d'observer la neutralité, ne nourrit en secret les mêmes désirs (2)./

(1) Voyez leï volume, p. 68 sqq.

(2) Pour la suite, comparez A. J. Nur>bekger, Papauté et Etais de /Eglise, 1 1 i (Mayenee, 1900), 510 sqq.

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