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PROJET DE CONTINUATION DU CONCILE A MALINES

i° Comme, pour la plupart des schéma, la matière est déjà éparée et que quelques-uns sont déjà prêts pour la session blique, la continuation prochaine du Concile serait à sirer; sinon, tous ces préparatifs resteraient inutiles, et tout travail serait à recommencer.

2° Non seulement l'archevêque de Malines approuve ce m, mais il en désire vivement l'exécution, bien qu'il rouve une certaine timidité à prendre lui même l'initiative cette affaire.

3° Bans la ville de Malines, on trouve facilement des meures convenables pour les cardinaux présidents, les rployés du Concile et les évêques. Le palais archiépiscopal t très vaste et pourrait facilement loger les cardinaux prélents avec leurs employés. Le grand séminaire a deux cent iquante chambres pour autant d'évêques. D'autres institu- >ns et maisons particulières offriraient des logements pour as les autres. Les assemblées générales pourraient se tenir ,ns la grande salle du petit séminaire, qui contient facile- ?nt deux mille personnes et qui est propre aux travaux des mgrégations générales. Les sessions publiques du Concile urraient se tenir dans l'antique et vénérable cathédrale de ,int-Rombaut.

4° De plus, Malines est suffisamment centrale et, peut-être, sme plus accessible que Rome pour le plus grand nombre s évêques du monde catholique, par exemple, pour les néricains du Nord et du Sud, les Anglais, les Irlandais, les tançais, les Allemands, les Hongrois, les Hollandais, même i évêques des Indes orientales, qui ont coutume de venir en irope par Londres.

5° Pour ce qui regarde la santé, le plus grand nombre des êques se trouveraient mieux en Belgique qu'à Rome, parce le le climat y est plus frais et plus semblable à celui de leur i/trie; il reste cependant supportable à ceux qui viennent de mtrées plus chaudes.

6° Il y aurait encore cet avantage, que les travaux du I Concile, dans ce climat tempéré, pourraient être continués sans interruption été comme hiver.

7° Le gouvernement belge ne s'immiscerait en aucun cas dans les affaires du Concile, et le regarderait plutôt comme un honneur et un avantage pour le pays.

8° Les habitants de la ville de Malines, qui sont presque tous de bons catholiques, et qui regarderaient comme un honneur particulier de loger dans son enceinte l'épiscopat de tout l'univers, feraient tout ce qui est humainement possible pour lui procurer l'honneur et les attentions qui lui sont dus.

9° Tous les vivres sont à bon marché à Malines, et, à ce point de vue, les évoques seront certainement contents.

io° Enfin, la résolution de continuer le Concile serait la meilleure leçon que l'on pourrait donner au gouvernement piémontais, qui, sous la promesse hypocrite d'une liberté pleine et entière, opprime l'Eglise et tient prisonnier le Stiiut-Père. De cette manière, tout l'univers verrait clairement où se trouve la vraie liberté et où se trouve la fausse.

Mgr Spalding ajoute, en finissant, que le cardinal Cullen et Mgr Manning sont tout à fait de son avis. Ce dernier le confirme dans un post-scriptum autographe à la quatrième page de la lettre. Lui aussi regarde la continuation du Concile comme la protestation la plus solennelle que l'on puisse faire en faveur de la liberté du Saint-Siège. Pour le choix de Malines comme ville du futur Concile, il rapporte encore les deux autres raisons, que la Belgique est un territoire neutre, placé sous la garantie et la protection des puissances, et qu'elle possède les meilleures voies de communication, par terre et par eau, avec tous les pays du monde.

Rome a-t-elle approuvé ces propositions, qui méritaient certainement d'être prises en considération? On ne saurait le dire. Cela est peu probable, puisque l'état universel du

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