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CHAPITRE II

De revelatione.

Eadem sancta mater Ecclesiate-

net et docet, I)eum,rerum omnium principiunietfinem,naturalihunianaerationislumineerebus creatis certo cognosci j)osse ; « invisibilia enim ipsius, a creatura muudî, per ea quae facta sunt, intellecta.

conspiciuntur » (Rom. i, 20); attamen placuisse eius sapientiae etbonitati, alia, eaque supernaturali via, se ipsum ac aeterna voluntatis suae décréta humano generi revelare, dicente Apostolo : « Multifariam, multisque modis olim Deus loquens patribus in Prophetis : novissime, diebus istis locutus est nobis iu Filio. » (Hebr. i, 1-12.)

Huic divinae revelationi tribuendum quidem est, ut ea, quae in rébus divinis humanae rationi

De la révélation.

La même sainte Eglise notre Mère tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par les lumières naturelles de la raison humaine, au moyen des choses créées; « car ce qu'il y a en lui d'invisible, depuis la création du monde, est devenu visible par les choses créées qui le manifestent à l'intelligence ». Cependant il a plu à sa sagesse et à sa bonté de se révéler lui-même à nous, ainsi que les décrets éternels de sa volonté par une autre voie, voie surnaturelle, selon la parole de l'Apôtre : « Dieu, qui autrefois parlait à nos pères par les prophètes en toute espèce de manières, nous a parlé en ces derniers temps et de nos jours par son Fils. »

C'est à cette révélation divine qu'il faut attribuer la possibilité pour tous les hommes, même

(1) Conc. Later. IV, c. 1 Firmiter.

pei'seimpervia non sunt, inprae-

senti quoque generis bumani conditione ab omnibus expedite, i'irmacertitudineetnulloadmixto errore eognosci possint. Non liac tamen de causa revelatio absolute necessaria dicenda est, sed quia Deus ex infinita bonitate sua ordinavit honrinem ad finem supernaturalem, ad parti cipanda scilicet bona diviua, quae humanae mentisintelligentiam omniuo superaut; -siquidem « oculus non vidit, née auris audivit, net- in cor liomiuis ascendit, quae praeparavit Deus iis, qui diligunt illum. » (i Cor. 2, 9.)

Haec porro supernaturalis revelatio, secundum uuiversalis Ecclesiae fidem a sancta Tridentina Synodo declaratam, continetur in libris scriptis et sine scripto traditionibus, quae ipsius Christi ore ab Apostolis acceptae, aut ab ipsis Apostolis Spiritu Sancto dictante quasi per inanus traditae, ad nos usque pervenerunt (i). Qui quidein veteris et novi Testamenti libri integri cuni omnibus suis partibus, prout in ■eiusdem Concilii decreto recensentui', et in veteri vulgata latina «ditione babentur, pro sacris et canonicis suscipiendi sunt. Eos vero Ecelesia pro sacris et canonicis habet, non ideo, quod sola humana industria concinnati.sua

dans la condition pivsentc du genre humain, de connaître aisément, avec une ferme certitude et sans aucun mélange d'erreur, ce qui, dans les choses divines, n'est pas de soi innaccessible à la raison humaine. Il n'en faut pas cependant conclure à la nécessité absolue de la révélation : cette nécessité vient de ce que Dieu dans sa bonté infinie a destiné l'homme à une fin surnaturelle, pour le faire participer aux biens divins, (pli surpassent absolument l'intelligence de l'esprit humain; « l'œil, en effet, n'a point vu, l'oreille n'a pas entendu et le cœur de l'homme n'a pas pu s'élever à comprendre ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment ».

Or, cette révélation surnaturelle, selon la foi de l'Eglise universelle proclamée par le saint Concile de Trente, est contenue dans les livres écrits et dans les traditions non écrites qui, reçues de la bouche de J.-C. même par les Apôtres ou bien transmises comme de la main à la main par les Apôtres sous l'inspiration du Saint-Esprit, sont parvenues jusqu'à nous. Et ces livres de l'Ancien et du Nouveau Testament tout entiers avec toutes leurs parties, tels qu'ils sont énumérés dans le décret du susdit Concile et qu'ils se trouvent dans la vieille édition vulgate latine, doivent être tenus pour sacrés et canoniques.

L'Eglise les tient pour tels, non pas à cause d'une approbation qu'elle leur aurait donnée après qu'ils auraient été composés pal

(1) Conc. Trid. sess. IV, Decr. de canonicis Script.

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