‹ Histoire du Concile du Vatican (volume 5)Chapitre 62 sur 140 · CONSTITUTION DE FIDE CATHOLICA · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DE FIDE CATHOLICA

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fklcsei a Deoimperari nonpossit :

2. Si quisdixerit, fidem divînam a naturali de Deo et rébus moralibus scientia non dis tin gui, ac propterea ad fidem divinam non requiri, ut revelata veritas propter auctoritateni Dei revelantis credatur : a. s.

3. Si qnis dixerit. revelationem divinam exlcrnis signis credibilem fieri non posse, ideoque sola interna cuiusque experientia, aul inspiratione privatà, liomines ad fidem moverî debere ': a. s.

4- Si quis dixerit. miraculanulla fieri posse, proindeque omnes de iis narrationes. etiam in sacra Bcriptura contentas, inter fabulas vel mythos ablegandas esse, aut miracula certo cognosci nunquam posse, nec iis divinam religionis ehristianaeoriginemriteprobari :

5. Si quis dixerit. assensum ndei christianae non esse liberuni, sed argumentis bumanae rationis necessario produci ; aut ad solam fidem vivant, quae per cliaritatem opératur, gratiam Dei necessariam esse : a. s.

G. Si quis dixerit, parem esse conditionem fidelium atque eorum, qui ad fidem unice veram nondum pervenerunt, ita ut catholici iustam causam habere possint, fidem, quam sub Ecclesiae magisterio iam susceperunt, assensu suspenso, in dubium vo-

point que Dieu ne puisse pas lui imposer la foi, A.

2. Si quelqu'un dit que la foi divine n'est lias distincte de la connaissance naturelle de Dieu et des choses morales et que, par conséquent, il n'est pas nécessaire pour la foi divine de croire à la vérité révélée, à cause de l'autorité de Dieu qui révélé, A.

3. Si quelqu'un dit qu'il n'est pas possible à la révélation divine d'être rendue croyable par des signes extérieurs et que, par conséquent, l'expérience intime de chacun ou l'inspiration doivent seules porter les hommes à croire, A.

4- Si quelqu'un dit qu'aucun miracle n'est possible et que, par conséquent, tout les récits qu'en contient la Sainte-Ecriture elle-même sont à reléguer parmi les fables ou les mythes: ou qu'il n'est jamais possible de connaître les miracles avec certitude ni d'en tirer une preuve légitime de l'origine divine de la religion chrétienne, A.

5. Si quelqu'un dit que l'assentiment à la foi chrétienne n'est pas libre, mais est produit nécessairement par les arguments de la raison humaine, ou que la grâce de Dieu est nécessaire seulement pour la foi vive qui opère par la charité, A.

6. Si quelqu'un dit que les fidèles et ceux que ne sont pas encore arrivés à la seule foi véritable se trouvent dans la même condition, en sorte que des catholiques puissent avoir une cause légitime de mettre en doute par une suspension de leur jugement la foi qu'ils ont déjà reçue sous le ma-

candi, douce demonstrationem scient ificam ci'edibilitatîs et veritatis fidei suae abscflverint : a. s.

glstère de l'Eglise, jusqu'à ce qu'ils aient, achevé la dénionstra lion scientifique de la crédibi lité et de la vérité de leur foi,

De fide et ratio ne. i. Si quis dixerit. in revelatione divina nulla vera et proprie dicta mysteria contineri, sed uni versa fidei dogmata posse per rationem rite excnltam e naturalibus p'rincipiis infcelligi et demonstrari :

2. Si quis dixerit, disciplinas humanas ea cnm libertate tract and as esse,utearum assertiones, etsi doctrinae revelatae adversentur, tamquam verae retineri, neque ab Ecclesia proscribi possint : a. s.

3. Si quis dixerit, fieri posse, ut dogmatibus, ab Ecclesia proposais, aliquando, secundum progressum scientiae, sensus tribuendus sit a lins ab eo, que m intellexit et intelligit Ecclesia : a. s.

Itaque supremi pastoralis Nostri officii débit um exsequeutes, owioes Christi fidèles, maxime verô eos, qui praesunt vel docendi munere funguntur, per viscera Iesu Christuobtestainur, nec non einsdem Dei et Salvatoris nostri auetoritate iubcinus, ut ad hos errores a sancta Ecclesia arcendos et eliminandos, atque purissiniae fidei luceni pandendain studium et operam conférant.

Quoniam vero satis non est,

De la foi et de la raison.

i° Si quelqu'un dit que la révi lation divine ne contient auci mystère proprement dit, niais qu'une raison convenablement cultivée peut comprendre et démontrer par les principes nati rels tous les dogmes de la foi, A.

2° Si quelqu'un dit que les sciences bumaines. doivent être traitées avec une telle liberté (pie leurs assertions, bien que contraires à la doctrine révélée, doivent être admises connue vraies et ne peuvent pas être proscrites par l'Eglise, A.

3» Si quelqu'un dit qu'avec le progrès delà science il peut arriver qu'il failledonner aux dogmes proposés par l'Eglise un sens différent de celui que l'Eglise a compris et comprend, A.

C'est pourquoi, remplissant le devoir de notre suprême ebarge pastorale, nous supplions par les entrailles de Jésus-Christ tous les fidèles du Christ et ceux surtout qui gouvernent ou ont l'office d'enseigner, nous leur ordonnons par l'autorité de notre Dieu et Sauveur de mettre tout leur zèle et tout leur soin à écarter et à faire disparaître ces erreurs de la Sainte Eglise, et à répandre la lumière de Ta foi la plus pore.

Mais il ne suffit pas d'éviter la

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