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CHAPITRE VI

Travaux des Commissions préparatoires sur les schémas

à proposer.

Comme nous l'avons rapporté au premier livre (i), cinq commissions dépendant de la Commission centrale avaient été formées pour préparer les matières de délibérations à proposer au concile : il y avait une commission pour le dogme, une autre pour la discipline ecclésiastique, la troisième pour les Ordres religieux, la quatrième pour les Eglises d'Orient et les missions, enfin la cinquième était la commission politico-ecclésiastique.

Nous avons sous les yeux les règles qu'avaient à observer, dans leurs travaux, les deux premières et la dernière de ces commissions.

La Commission dogmatique reçut pour instruction (2) de suivre l'exemple du Concile de Trente dans les canons prononçant l'anatlième contre les erreurs. Elle devait les faire précéder d'un exposé court et précis de la doctrine catholique correspondante. // Parmi les erreurs à condamner, elle devait choisir celles qui sont plus particulières à notre temps, et parmi elles, les plus graves, les plus dangereuses et les plus répandues. Il ne fallait pas l'aire comparaître au tribunal du concile seulement les erreurs directement et immédiate -

(t) P. 73 sqq.

(2) C. V. 1102 c. sqq.

ol i HISTOIRE DU CONCILE DU VATICAN

ment contraires à la vérité révélée, c'est-à-dire les hérésies; mais encore, d'une façon générale, toutes celles qui portaient une sérieuse atteinte à la foi et aux bonnes mœurs.

Quant à la forme de la condamnation, on fait remarquer que les hérésies, c'est-à-dire les doctrines en opposition directe et immédiate avec les vérités de la foi, devaient être seules visées par les canons, mais dans les chapitres on relèverait aussi les autres erreurs. L'athéisme, le panthéisme, le matérialisme et les autres doctrines qui attaquent les fondements de la religion chrétienne pouvaient être déclarées dans les chapitres, dignes d'exécration. Les hérésies déjà clairement condamnées comme telles par les papes ou les conciles généraux ne devraient pas être frappées par de nouveaux canons, si d'ailleurs elles n'ont point revêtu une nouvelle forme; il en serait autrement dans le cas contraire.

C'est encore à la Commission qu'il appartient de fournir aux Pères du concile des renseignements exacts et de tout point complets sur les erreurs à condamner, les sources d'où elles tirent leurs origines, les contrées qui en sont infestées et les dangers dont elles menacent l'Eglise, comme aussi de dire si elles ont été déjà condamnées et en quelle façon. La commission devait d'abord fixer les erreurs dans des formules claires, exprimant leur opposition avec la doctrine de l'Eglise; puis, considérant leur nature et le caractère d'opposition qu'elles ont avec le dogme, elle devait indiquer s'il fallait les réprouver dans les canons ou dans les chapitres. 1 1 y avait à réunir aussi les preuves les plus importantes tirées de l'Ecriture et de la Tradition, qui établissent et expliquent la doctrine catholique enseignée dans les chapitres et les canons. Ce qu'on aurait décrété dans les séances générales de la commission sur la substance des chapitres et canons à proposer au concile, devait être transmis à une délégation de théologiens; à eux de rédiger ces projets de

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