‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 199 sur 213 · I. ENCYCLIQUE DU JUBILE · texte numérisé non relu

I. ENCYCLIQUE DU JUBILE

[869, doit durer tout le temps du concile. Les conditions marquées pour gagner l'indulgence du jubile sont pour Rome : une visite de la basilique de Latran, de Saint-Pierre et de Sainte Marie- Majeure, ou une double visite de l'une de ces églises; il faudra a cette visite prier un certain temps pour la conversion de tous les hérétiques, la propagation de la foi, et pour la paix, la tranquillité et le triomphe de l'Eglise catholique; on jeûnera, outre les quatre-temps, durant trois jours, les mercredi, vendredi et samedi; la dernière condition prescrite est de recevoir avec dévotion les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie et de l'aire une aumône aux pauvres. Les mêmes conditions sont prescrites aux catholiques vivant hors de home; seulement, la visite au lieu de se l'aire aux églises de Rome susmentionnées, se fera à celles que l'autorité ecclésiastique désignera dans les différents pays. Pour les personnes qui naviguent, pour les voyageurs et poulies membres des Ordres religieux, les conditions seront adaptées à chacun. Les pouvoirs des confesseurs sont étendus pour le temps du jubilé.

A la fin de l'encyclique, prescription est faite aux prêtres d'insérer tous les jours a la messe la collecte de Spiritu Sancto et de célébrer chaque semaine une messe de Spiritu Sancto dans les églises patriarcales et les basiliques et églises collégiales de Rome, ainsi que dans toutes les cathédrales et collégiales de l'univers, et enfin dans les églises des Ordres religieux obligés à une messe conventuelle. Cette messe doit être dite tous les jeudis auxquels ne sera point célébrée une fête double de première ou de seconde classe et l'application en sera libre. / Certains points de l'encyclique furent déterminés et expliqués d'une façon plus précise encore par les Sacrées Congrégations de la Pénitencerie, des Rites et des Indulgences, qui répondirent aux demandes qui leur avaient été adressées (1).

(1) C. V. 1072c, 1072dsqq. 1073dsçw.

Dans d'autres lettres apostoliques du 3 décembre 1869 (1), le pape accorde pour toute la durée du concile une indulgence plénière à ceux qui réciteront en une semaine un chapelet de cinq dizaines, recevront les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie et prieront dans une église ou un oratoire publie pour l'heureuse issue du concile du Vatican.

En dehors des prières et exercices de piété prescrits au clergé et à ceux qui voudraient gagner les indulgences, le pape n'ordonne aucune autre prièrepour l'Eglise entière. Dans les églises de Rome seulement on dut réciter en plus chaque dimanche les Litanies des Saints et d'autres prières (2).

Le cardinal Patrizi, vicaire de Sa Sainteté, prescrivit le 18 novembre 1869 une neuvaine pour toutes les églises de Rome et huit jours d'exercices spirituels pour vingt-deux d'entre elles qu'il désigna. La neuvaine et les exercices devaient se faire immédiatement avant l'ouverture du concile. Le cardinal-vicaire ordonna, en outre, qu'on exposerait pendant ce temps les saintes images et reliques et que la veille du concile on jeûnerait et on réciterait les Litanies. Enfin pendant le concile il prescrivit encore, sur l'ordre du pape, une neuvaine préparatoire à la fête de la Purification.

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