‹ Histoire du Concile du VaticanChapitre 23 sur 213 · ADRESSE DES EVEQUES · texte numérisé non relu

ADRESSE DES EVEQUES

sur le concile annoncé : « Nos âmes ont été remplies d'une joie extrême en apprenant de A^otre bouche sacrée le dessein que vous méditez, parmi les périls des temps actuels, de convoquer un concile œcuménique, le remède le plus puissant, disait votre glorieux prédécesseur Paul III, dans les plus grandes nécessités de la république chrétienne. Daigne Dieu bénir ce dessein dont il est lui-même l'inspirateur et puissent les hommes.de notre temps, infirmes dans la foi//, chercheurs perpétuels qui jamais n'arrivent à connaître la vérité, emportés par tous les vents de doctrine, rencontrer enfin dans ce saint concile une nouvelle et très heureuse occasion de se rapprocher de la sainte Eglise, colonne et fondement de la vérité, d'apprendre la foi, source du salut, et de rejeter les erreurs qui les perdent ; que par l'aide de Dieu et par l'intercession de sa Mère Immaculée ce concile soit une grande oeuvre d'unité, de sanctification et de paix; que l'Eglise en reçoive une splendeur nouvelle et le royaume de Dieu y gagne un nouveau triomphe (i). »

Dans sa réponse (2), Pie IX exprima sa satisfaction toute spéciale de l'adhésion donnée d'avance par les éveques au projet depuis longtemps arrêté chez lui de mettre le concile sous les auspices de la très sainte Vierge. Quelle qu'en doive être l'époque, annonça-t-il, il sera placé sous le patronage de Marie et s'ouvrira le jour de l'Immaculée Conception.

Peu de temps après les fêtes du centenaire, la congréga-

évèques de toutes les nations y assistèrent. Mais il parut impossible d'arrêter un texte dans une assemblée aussi nombreuse; il fut décidé d'en confier le travail à une Commission de sept prélats, à savoir, le cardinal de Angelis archevêque de Fermo, les archevêques de Sorrento, de Saragosse, de Kalocsa, de Thessalonique, de Westminster et l'évêque d'Orléans. Ceux-ci, à leur tour, chargèrent, dans leur première réunion, ME'Haynald, archevêque de Kalocsa, de la rédaction de l'adresse ; ils en adoptèrent les termes définitifs dans une séance ultérieure. Cfr Manning, loc. cit. p. 52 sq.

(2)Ibid. 1042 c. sq ^.

tion préparatoire des affaires du concile (elle était déjà organisée à cette date), proposa de supprimer la prescription générale du secret : il fut restreint aux délibérations de la Congrégation directrice et des futures Commissions.

L'automne fut rempli par les combats incesssants de la petite armée du pape contre les aventuriers garibaldiens. Ils envahissaient continuellement le territoire pontifical et menaçaient Rome. Le gouvernement piémontais, que la convention de septembre obligeait à défendre la ville contre toute attaque, se bornait à sauver les apparences; en réalité, il favorisait ces incursions et, à Rome même, s'appliquait à provoquer des soulèvements. Sous la pression de l'opinion publique en France, Napoléon III dut renvoyer des troupes à Rome et, le 3o octobre 1867, le drapeau français flotta de nouveau à côté du drapeau du pape sur le château Saint- Ange : c'était une garantie pour le futur concile//.

Page 1