FORMATION DES COMMISSIONS
parer : i° Questions doctrinales; 2° Questions politicoecclésiastiques ; 3° Questions concernant les missions et l'Eglise d'Orient; 4" Questions disciplinaires. Il y aura, par conséquent, quatre commissions à former. Celle à qui reviendra la partie doctrinale devra se grouper autour du Saint Office, et un des cardinaux de cette Congrégation en prendra la présidence. La Congrégation des affaires ecclésiastiques est le noyau tout indiqué de la Commission pour les questions politico-ecclésiastiques ; la troisième Commission se rattachera à la Congrégation de la Propagande et des rites orientaux ; la quatrième aux deux congrégations des évêques et réguliers et du Concile. Au cas où l'on voudrait faire de la discipline et de la réforme des monastères, l'objet d'une délibération spéciale, on pourrait former une Commission se rattachant à la Congrégation super statu Regularium. Le rapporteur entre encore dans d'autres détails que leur moindre importance nous fait omettre.
Les propositions de Bizzarri furent approuvées des autres cardinaux et tous tombèrent d'accord que leur mise à exécution devrait suivre immédiatement la publication de la bulle de convocation; rien n'empêcherait d'y apporter ensuite quelques petites modifications, sur lesquels il était peu urgent de délibérer, puisque la réalisation n'en viendrait que plus tard (i) Le 27 mars, le secrétaire de la Congrégation directrice rendit compte de ces décisions au Saint-Père, celui-ci y donna sa pleine approbation (2).
Toutefois, pour en venir à l'exécution, on n'attendit pas la publication de la bulle, ni même l'annonce officielle du concile.
Les premières démarches eurent lieu en 1860. Le 17 novembre de cette même année, le cardinal préfet de la Congré-
(1) Procès-verbal, loc. cit. G. V. 1015c. sq.
(2) Procès-verbal, etc. Après la séance du 19 mars. C. V. 1017 b.
gation du Concile, fut chargé par le pape d'écrire aux nonces que Sa Sainteté était résolue à convoquer un concile et à en faire exécuter les travaux préparatoires par des consultes composées à la fois de théologiens et de canonistes romains et de savants étrangers. Ces consulteurs devaient être des hommes d'une conduite exemplaire et d'un savoir éminent en philosophie, en théologie et en droit canonique. Chaque nonce était prié de signaler au cardinal deux théologiens ou canonistes de son ressort, pris dans le clergé séculier ou régulier parmi les plus distingués du pays (i). Les réponses des nonces arrivèrent vers le début de l'année suivante. Mais pour plusieurs des personnages indiqués, le Saint- Père désirait avoir aussi l'avis de leur évèque ; il chargea donc le même cardinal de s'informer auprès des Ordinaires : les prêtres en question se distinguaient-ils vraiment par leur conduite, leur talent, leur connaissance de la théologie et du droit, s'étaient-ils acquis une réputation de science, enfin avaient-ils la santé nécessaire (2)? Les lettres expédiées à cet effet par le cardinal préfet sont datées des premiers mois de 1866. L'invitation aux théologiens ne leur fut adressée que plus tard, lorsque le pape eut fait connaître publiquement son intention de convoquer un concile œcuménique.
Dans l'intervalle on avait avancé à Rome la formation des commissions. La Congrégation directrice s'en était déjà occupée dans sa troisième séance, le 24 mai iS<>(>, puis après la longue interruption dont nous avons parlé (3), s'était remise à l'œuvre dans ses quatrième et cinquième séances (28 juillet et 11 août 1867). Elle décida de nommer cinq commissions, dont une pour les ordres religieux. Furent choisis comme présidents les cardinaux Panebianco pour la Commission de la théologie dogmatique, Caterini pour celle de la
(1) C. V. 1024 b. sqq.
(2) C. V. 1025 a. sq.
(3) Page 57 sqq.