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CHOIX DES CONSULTEURS

discipline, Bizzarri pour celle des religieux, Barnabô pour celle des Eglises d'Orient et des missions, Reisach pour celle des matières politico-ecclésiastiques. Ces choix furent confirmés par le Saint Père. Le cardinal Panebianco, cependant, se trouvant trop absorbé par ses fonctions de grand pénitencier demanda à être déchargé de toute présidence; le pape y consentit (i); et dans sa cinquième séance la Congrégation confia au cardinal Bilio, récemment admis dans son sein, la présidence de la Commission dogmatique (2).

Il fallait maintenant nommer les consulteurs. On décida que chacun des cinq présidents commencerait par proposer comme consulteurs de sa Commission quelques théologiens et canonistes résidant à Rome. Dès la cinquième séance // plusieurs de ces choix furent arrêtés. Il fut également admis que chaque président prendrait un secrétaire à son gré. Dans le cas où le théologien ou canoniste choisi ne serait pas encore consulteur, il le deviendrait par le fait même. Toutes ces résolutions furent confirmées par le Saint Père (3).

Dans sa sixième séance (i5 décembre 1867) la Congrégation directrice décida de s'adjoindre elle-même des consulteurs et le 9 février suivant elle fixa quelques-uns de ses choix. Ils reçurent le lendemain l'approbation du pape.

Cependant, un certain nombre de savants étrangers avaient déjà reçu l'invitation à prendre part aux travaux préparatoires. C'est le 28 novembre 1867 que le cardinal Caterini, préfet de la Congrégation du concile, avait expédié les premières lettres. Elles étaient adressées aux nonces de Vienne, de Munich, de Paris et de Bruxelles, et leur indiquaient les consulteurs qu'ils étaient chargés, par l'intermé-

(1) Procès-verbal. Séance du28 juillet 1867. — Audience du l"aoùt 1867.

(2) Procès-verbal. 11 août 1867.

(3) Procès-verbal. 11 août 1866. — Gecconi : Stoi'ia del Concilio ecumenico Vaticano, 1. 1, p. 68 sqq. (Traduction franc. Bonhomme et Duvillard. p. 75.)

diaire des évêques diocésains, d'inviter d'abord et de préférence : c'étaient pour l'Autriclie-Hongrie les professeurs Sclrwetz, Danko et Kovacs; pour la Confédération de l'Allemagne du Xord le chanoine Maier, avec les professeurs Hergenrother et Hettinger; pour la France, le chanoine Gay avec les abbés Jacquenet et Gillet, pour la Belgique le professeur Feye. On les attendait à Rome pour le mois de février 1868; ils logeraient à la maison des Lazaristes, à Monte-Citorio ; le professeur Feye aurait le choix entre cette maison et le collège belge. Dès leur arrivée ils recevraient leur nomination et apprendraient à quelle Commission ils étaient affectés (1).

Le 25 décembre le nonce de Vienne écrivait que les personnages invités s'estimaient très honorés de pouvoir prendre part aux travaux préparatoires du concile (2), mais le 8 mars suivant il fit savoir que le professeur Danko avait été rappelé de Vienne : le primat de Hongrie l'avait nommé théologal du chapitre de sa cathédrale et supérieur de son séminaire : il se trouvait donc empêché de se rendre à Rome (3). Les professeurs Hergenrother et Hettinger, écrivit de son côté le nonce de Munich, avaient accepté l'invitation avec reconnaissance; mais pour ne pas trop réduire leur enseignement à l'LTniversité de Wiirzbourg, ils désiraient ne séjourner à Rome que pendant les mois de mars et d'avril et ensuite depuis le commencement de septembre jusqu'au milieu de novembre ; l'un d'entre eux cependant pourrait y passer tout l'hiver. Quant au chanoine Maier, l'évêque de Ratisbonne, avait exprimé le vit* désir de le conserver près de lui et déclarait ne pouvoir s'en passer (4). Au mois de janvier 1868 le cardinal Caterini répondit que le pape approuvait les

(2) Ibid. 1045 b.

(3) Ibid.

(4) Ibid. 1045 d.

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