VI. — Commission politico-ecclésiastique
Président : cardinal Charles- Auguste de Eeisacli.
Consulteurs : Mgr Alexandre Franchi, archevêque de Thessalonique, secrétaire de la Congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires (nonce à Madrid en mars 1868); M61" Joseph Berardi, archevêque de Xicée; Mgr Joseph Papardo del Parco, évêque de Sinope, théatin; le chanoine Louis Ferrari; le chanoine Louis Jacobini (consulteur aussi des commissions pour la discipline et pour les Fglises orientales), // Mgr Laurent Gizzi ; Mgr Louis Matera (d'abord secrétaire de la commission, nommé en mars 1868 auditeur à la nonciature de Lisbonne) ; Mgr Angelo Trinchieri (remplaça le précédent comme secrétaire à partir de mars 1868) ; Camille Guardi, procureur général des clercs réguliers serviteurs des malades; le chanoine Dominique Bartolini, secrétaire de la Congrégation des Rites ; le chanoine Vincent Xussi; le chanoine Joseph Kovacs de Kalocsa ; le chanoine Guillaume Molitor de Spire ; le chanoine François Chesnel de Quimper; Mgr Marine > Mariai, archevêque-évèque d'Orvieto (consulteur aussi de la commission pour les réguliers) ; Ambroise Gibert, vicaire général de Moulins; Joseph Mast, prêtre de Rottenbourg; Alexandre Biondi, professeur; le chanoine Christophe Moufang de Mayence; M-1 Vladimir Czacki ; Antoine Ortiz Orruela de Séville ; Jean Campelo professeur à Séville; Mgr Gaétan Aloisi; le chanoine Dominique Guidi; Mgr François-Xavier Compieta ; François Freppel, professeur (consulteur aussi de la commission pour les réguliers).
Il y avait donc 8 consulteurs pour la Congrégation directrice, 24 pour la commission de théologie dogmatique, 19 pour celle de la discipline, 12 pour celle des réguliers,
17 pour celle des Eglises orientales et des missions, 26 enfii pour la commission politico-ecclésiastique.
Huit d'entre eux (Angelini, Feye, Svegliati, Lucidi Simoni, Brunoni, Marini et Freppel) appartenaient à deui commissions, et un seul (Louis Jacobini) à trois.
Le total des consulteurs était de 96 personnes; sur c( nombre 35 occupaient des emplois hors de Rome et avaienl été appelés de Sicile, d'Espagne, de France, de Belgicpie d'Angleterre, de l'Amérique du Xord, d'Allemagne, d'Au triclie-IIongrie, de Suisse et de l'Orient. Parmi ceux-U mêmes que leurs fonctions tenaient fixés à Rome, plusieurs étaient d'origine étrangère.
72 consulteurs appartenaient au clergé séculier et 24 ai régulier : parmi ces derniers se trouvaient 8 jésuites, 4 domi nicains, 2 augustins, 2 barnabites, 1 tliéatin, 1 mineur conventuel, 1 mineur de l'observance, 1 bénédictin, 1 carrai déchaussé, 1 servite, 1 oratorien et 1 clerc régulier serviteur des malades (Camilliens).
On le voit donc, le rapport présenté par le cardinal Bizzarri à la Congrégation directrice dans sa seconde séance a servi de guide pour la formation des commissions (1). Les membres des Congrégations romaines en constituaient le noyau /, Ils avaient une grande expérience et la besogne à fournil leur était familière. A ce savoir-faire technique et à cette habitude des affaires se joignait d'ailleurs chez eux une connaissance approfondie des matières à traiter.
Où trouver une réunion d'hommes aussi bien au courant des questions doctrinales et disciplinaires du temps présent, aussi bien informés de l'état des diverses Eglises d'Orient et des missions, de la situation politico-religieuse dans tous les pays, de la condition des ordres religieux, que dans les Congrégations du Saint-Office, du Concile, de la Propagande,
(1) Plu? haut, p. 74.