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LES CONSULTEURS ETRANGERS

des affaires ecclésiastiques extraordinaires, des Réguliers? Entre les mains des consulteurs de la Congrégation du Concile, passent tous les actes des conciles provinciaux tenus dans les pays non soumis à la Propagande ; et la Propagande, de son côté, est en relations continuelles avec les Eglises de rite oriental et avec les missions.

Or ce furent les consulteurs et les officiers les plus capables de ces Congrégations et des autres qu'on affecta aux commissions correspondantes; on les renforça d'éléments étrangers répartis d'après les services particuliers que leur compétence scientifique ou leur connaissance des besoins locaux permettait d'attendre d'eux. Dans la Congrégation directrice on trouve le savant canoniste de Louvain Feye ainsi que l'illustre historien Hefele; dans cette congrégation chargée de régler tous les détails du futur concile, l'historien des conciles eut une occasion toute naturelle d'utiliser les connaissances aussi exactes qu'étendues qu'il possédait sur les synodes de presque tous les siècles. Dans la commission de la théologie dogmatique, à côté des théologiens les plus distingués de Rome, apparaissent des savants étrangers, d'Allemagne et d'Autriche : Schrader, Schwetz, Hettinger, Alzog surtout ; Hettinger longtemps professeur d'apologétique et auteur d'ouvrages remarquables était plus à même qu'aucun autre de renseigner exactement sur l'état de la théologie protestante et incrédule en Allemagne. Les canonistes romains les plus distingués, vieux praticiens des questions de discipline ecclésiastique, avaient à côté d'eux dans la commission chargée de ces matières les Allemands Hergenrôther, Hefele et Giese//parfaitement au courant des besoins de leur pays et dont le premier surtout, historien et canoniste de valeur, connaissait à fond la discipline en vigueur dans les siècles passés. Tout aussi sage était la répartition des consulteurs entre les autres commissions. Dans celle des questions politico-religieuses en particulier, où l'on avait

besoin d'hommes capables de renseigner fidèlement sur la situation de leur pays, l'Allemagne était représentée par Moufang et Molitor, la Hongrie par Kovaes et Czacki, la France par Chesnel, Gibert, Freppel, l'Espagne par Ortiz Orruela et Campelo.

Toutes ces commissions annexées à la Congrégation directrice avaient pour tàclie de préparer les matières à soumettre au concile; plus tard (19 juillet 1868) on en forma une sixième chargée de régler les cérémonies du concile; ce fut la commission du cérémonial dont le cardinal Constantin Patrizi, préfet de la Congrégation des rites, reçut la présidence ; les 8 eonsulteurs étaient tous des maîtres des cérémonies pontificales : Dominique Bartolini, Louis Ferrari, Jean Corazza, Pie Martinucci, Camille Balestra, Rémi Ricci, Joseph Romagnoli et Antoine Cataldi (1).

(i) C. V. 1057 d. sqq. Cecconi loc. cit. p. 103 sq. (Trad. franc, p. 106 sq.

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