‹ Histoire du Concile Oecumenique du VaticanChapitre 32 sur 49 · IV · texte numérisé non relu

IV

De Fide cl Ratione.

1 . Si quis dixerit, iu revelatioue diviiia iiulla vera et proprie dicta mysteria contiiieri, sed imiversa fidei dogmata posse per ratioiiein rite exciiltam e naturalibiis principiis iiitelligi et deuionstrari; unathema sit.

2. Si quis dixerit, disciplinas biimanas eu cum libertate tractandas esse, uteariim assertioiies, etsi doctriiiæ revelatæ adverseutur, tauquam veræ retineri, iieque ub Ecclesia proscribi possiiit; unathema sit.

3. Si quis dixerit, fieri posse, ut dogmatibus ab Ecclesia propositis, aliquando secundum progressum scieutiæ seusus- tribueudus sit alius ab eo, quem intellexit et intelligit Ecclesia; anathema sit.

Itaque supremi pustorulis Nostri officii debitum exequeiites, omiies Christi fideles, maxime vero eos, qui pi æsunt vel docendi muuere funguntur, per viscera Jesu Christi obtestamur, neenou ejusdem Dei et Salvatoris uostri auctoritate jubemus, ut ad hos errores a

TBXTE DES CONSTITUTIONS. 271

6. Si quelqu’un dit que les fidèles et ceux qui ne sont pas encore parvenus à la foi seule véritable sont dans une même situation, de telle sorte que les catholiques peuvent avoir de justes motifs de mettre en doute la foi qu’ils ont reçue sous le magistère de l’Eglise, en suspendant leur assentiment jusqu’à ce qu’ils aient obtenu la démonstration scientifique de la crédibilité et de h vérité de leur foi ; qu’il soit anathème.

De la Foi et de la Raison.

1. Si quelqu’un dit que dans la révélation divine il n’y a aucun vrai mystère proprement dit, mais que tous les dogmes de la foi peuvent être compris et démontrés par la raison convenablement cultivée au moyen des principes naturels; qu’il soit anathème.

2. Si quelqu’un dit que les sciences humaines doivent être tniilées avec une telle liberté que l’on puisse tenir pour vraies leurs assertions, quand même elles seraient contraires à la doctrine révélée ou que l’Eglise ne peut les proscrire; qu’il soit anatbème.

3. Si quelqu’un dit qu’il peut se faire qu’on doive quelquefois, selon le progrès des sciences, donner aux dogmes proposés par l’Eglise un autre sens que celui qu’a entendu et qu’entend l’Eglise; qu’il soit anathème.

C’est pourquoi, remplissant le devoir de notre suprême charge pastorale, Nous conjurons par les entrailles de Jésus- Christ, et par l’autorité de ce même Dieu, notre Sauveur, Nous ordonnons à tous les fidèles du Christ, et surtout à ceux qui sont à leur tête ou qui sont chargés de la mission d’enseigner, qu’ils apportent tout leur zèle et tons leurs soins à écarter et à

Sancta Ecclesia arcendos et eliininandos, atque purissiniæ fidei lucem pandendani studiuni et operam conférant.

Quoiiiain vero satis non est, hæreticam pravitatera devitare, nisi ii quoque errores diligenter fiigiantur, qui ad illam plus minus ve accédant; omnes officii monemus, servandi etiaia Constitutiones et Décréta, quibiis pravæ ejusniodiopiiiiones, quæ istic diserte non enumerantiir, ab bac Sancta Sede proscriptæ et proliibitæ sunt.

Datuin Roniæ in publicaSessione in Vaticana Basilica solemniter celebrata, anno Incarnationis Dominicæ pjillesimooctingentesimoseptuagesimojdie vigesima quarta Aprilis.

Pontificatus Nostri anno vigesimo quarto.

Ita est.

JOSEPHÜS, Episcopus S. Hippolyli,

• Secretarius Concilii Vaticani.

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